Saga Oyonnax - La belle réalité d'Aurélien Callandret

  • A 24 ans, l’ailier, qui a aussi montré l’étendue de ses capacités à l’arrière, a été le joueur oyonnaxien le plus utilisé la saison passée.
    A 24 ans, l’ailier, qui a aussi montré l’étendue de ses capacités à l’arrière, a été le joueur oyonnaxien le plus utilisé la saison passée. Photo Jean-François Basset
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A 24 ans, l’ailier, qui a aussi montré l’étendue de ses capacités à l’arrière, a été le joueur oyonnaxien le plus utilisé la saison passée.

L’histoire débute dans le petit club savoyard de La Motte-Servolex. Aurélien Callandret a plaisir à la raconter : « C’est là que j’ai débuté le rugby, dans les catégories de jeunes, avant de rejoindre Chambéry, en cadets. Et puis j’ai tout arrêté. C’est un copain, Brice, un pilier droit, qui m’a convaincu de reprendre. Avec lui, nous avons été champions de France Bélascain. J’ai commencé à m’entraîner avec les seniors du SO Chambéry quand Xavier Gaussens, un ancien joueur du Soc, m’a proposé d’intégrer le centre de formation d’Oyonnax dont il s’occupait. Dans mon esprit, je venais là pour continuer à jouer au rugby tout en passant mon BTS Management. J’ai fait une saison avec les espoirs avant de signer un premier contrat avec Oyonnax Rugby. Même dans mes rêves, je n’avais jamais imaginé devenir joueur professionnel et pourtant aujourd’hui c’est une réalité, une belle réalité. Chaque matin je me lève pour faire quelque chose qui me plait et me passionne. Il y a encore pas longtemps, je ne voyais pas mon avenir dans le rugby, alors je prends du plaisir à chaque entraînement, à chaque match. »

La saison passée, celui qui fête ses 24 ans ce lundi a été le joueur le plus utilisé de l’effectif oyonnaxien : 30 matchs disputés, 28 comme titulaire, 2 126 minutes de jeu… et neuf essais inscrits. Un bilan qui ne le trouble pas. « C’est sans doute lié à une prise de maturité. L’expérience vient petit à petit. Elle ne peut être comparée à celle d’autres joueurs du groupe, mais, à leurs côtés, j’ai déjà beaucoup appris. »

Confiance et polyvalence

En deux mots, Aurélien Callandret cerne les raisons de cette saison de la révélation : « Il y a tout d’abord la confiance que Joe El Abd m’a accordée. Elle m’a réellement permis de franchir un cap. Quand on enchaîne les matchs, la progression se fait tout naturellement. Il y a aussi la polyvalence. Avant le match à Biarritz, le groupe s’est retrouvé sans arrière, en raison de blessures. Joe m’a proposé le poste, j’ai saisi l’opportunité. Je me suis régalé… et nous avons gagné. »

Concluante, l’expérience a été renouvelée à sept reprises dans la suite de la saison et Aurélien ne demande qu’à la reconduire. « Arrière, c’est un poste qui me convient parfaitement. J’aime relancer le jeu. »

À l’aube de sa cinquième saison avec l’équipe du Haut-Bugey, Aurélien Callandret garde la tête froide : « Je sors de nulle part, j’ai un parcours un peu atypique. Oyonnax m’a amené là où je suis aujourd’hui et j’ai envie d’aller encore un peu plus loin avec ce club. Je n’ai pas de plan de carrière. Accéder au Top 14 peut être une ambition. Le faire avec « Oyo » constituerait le schéma idéal. Ce sera l’objectif de la saison, partagé avec l’ensemble du groupe. Nous devons confirmer tout ce que nous avons montré, valider nos ambitions. Il faut que ça marche. » 

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Jean-Pierre Dunand
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