Saga Oyonnax - Un cap à franchir

  • C’est par un match nul que les deux équipes Oyonnax et Grenoble ont terminé leur série de matchs de préparation avant de débuter ce week-end le championnat.
    C’est par un match nul que les deux équipes Oyonnax et Grenoble ont terminé leur série de matchs de préparation avant de débuter ce week-end le championnat. Photo Jean-François Basset
Publié le , mis à jour

Le club de l’Ain et des Montagnes du Jura s’est fixé comme objectif de partir à la reconquête du Top 14. Pour aller plus haut, il lui faudra faire plus que ces dernières saisons.

Sur les trois dernières saisons, seulement deux ont pu aller à leur terme. À chaque fois, l’issue a été la même pour Oyonnax Rugby. À chaque fois, le club de l’Ain est tombé en demi-finale, à domicile face à Bayonne (34-38) en mai 2019, à Perpignan (27-15) deux ans plus tard.

Loin d’alimenter un quelconque sentiment de frustration, le bilan conduit surtout Thierry Emin, le président du club de l’Ain et des Montagnes du Jura, a poser clairement un constat, en forme d’objectif à atteindre : « Nous avons un cap à franchir. Nous ne pouvons pas nous contenter de confirmer, il faut aller plus loin. »

Plus loin, c’est surtout plus haut, dans le classement du championnat en premier lieu, dans la hiérarchie in fine. Oyonnax n’avancera pas caché. L’objectif est ciblé, la reconquête du Top 14 ancrée dans les esprits d’un groupe qui n’a fait l’objet que de quelques retouches. Au moment de lancer sa dix-neuvième saison consécutive dans le monde du rugby professionnel, Oyonnax Rugby ne s’est pas contenté d’affirmer ses ambitions.

Les moyens à mettre en œuvre pour les honorer ont eux aussi été clairement définis. « La saison passée nous avions un groupe de qualité, capable de tenir les objectifs fixés. Ce n’est pas une excuse, mais on peut considérer que la crise sanitaire a fortement impacté notre saison. Partant de ce constat, nous avons décidé de ne procéder qu’à quelques ajustements à la faveur de notre recrutement. Personnellement je crois beaucoup à la stabilité, à l’effet de continuité, qu’il s’agisse de la composition de notre effectif ou de celle de notre staff », assure Thierry Emin.

L’accent britannique

Concernant le groupe, seulement six joueurs ont rejoint la Plastics Vallée : les centres Florian Vialelle (Castres) et Daren Sweetnam (La Rochelle), l’ouvreur Jules Soulan (Colomiers), le deuxième ligne Tom Murday (Japon), le troisième ligne Kevin Lebreton (Rouen) et le pilier Thibault Berthaud (Soyaux-Angoulème).

Le staff, lui aussi retouché avec la même parcimonie, aura un peu plus encore l’accent britannique avec des arrivées de l’ancien deuxième ligne Alex Codling qui a quitté les Harlequins pour apporter son expertise de la touche à Oyonnax et de l’analyste vidéo du XV à la Rose, Jamy Eustace.

Le président oyonnaxien se félicite de ces choix tout en pointant une autre caractéristique de son effectif : « Aux côtés des trente-trois joueurs sous contrats professionnels, nous avons aussi treize jeunes issus de notre cellule « Oyo Elite » comme Teddy Durand, Loïc Credoz, Sacha Zegueur, Enzo Reybier… Cette voie de la formation constitue un atout supplémentaire. »

Pour aller au bout de ses ambitions, Oyonnax Rugby pourra également s’appuyer sur un budget revu à la hausse… ce qui n’était pas forcément évident dans le contexte du moment. « Durant une saison la crise sanitaire nous a coupés de nos partenaires, de nos supporters. Il est réconfortant de constater que personne ne nous a lâchés en route. Pour reconquérir notre public, nous avons opté pour une politique tarifaire attractive avec des prix d’abonnement en baisse. Il reste toutefois à mesurer quel pourra être l’impact du pass sanitaire. Concernant nos partenaires, tous ont renouvelé leur engagement », souligne Thierry Emin avant d'évoquer les chiffres : « Nous avions abordé la dernière saison avec un budget prévisionnel de 9,5 millions d’euros, finalement bouclé à 6,3 millions. Nous repartons cette saison avec un budget de 10,2 millions. »

Pour franchir le cap, Oyonnax a aussi doté son centre d’entraînement, l’Oyomen Factory, d’un terrain synthétique identique à celui du stade Mathon. « Pour sacraliser notre lieu de match », explique Thierry Emin en évoquant également les actions engagées dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’environnement grâce au fond de dotation créé par le club « pour établir une réciprocité avec le territoire que nous représentons et qui nous soutient ».

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Jean-Pierre DUNAND
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