Bayonne plébiscité par les entraîneurs de Pro D2

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Publié le , mis à jour

Si l'Aviron bayonnais est en tête des votes, largement désigné comme favori au sacre de Pro D2, les Bretons figurent eux parmis les favoris pour une qualification directe en demi-finale. Les promus eux doivent encore faire leurs preuves... Les résultats des sondgaes des entraîneurs de Pro D2. 

Bayonne, le plébiscite

Avec treize voix sur quatorze exprimées, Bayonne est largement désigné comme favori au sacre en Pro D2. Quoi de plus Logique pour l’effectif emmené par Yannick Bru ?

Depuis 2015 et la remontée promise au Lou de Nalaga Fearns et autres Bonnaire, aucun club n’avait autant paru dominateur sur le papier. Avec ses 14,5 millions de budget, ses dix victoires dans l’élite et son effectif aussi homogène que stable, l’Aviron s’avance comme l’ultrafavori de la seconde division. Le sondage réalisé par notre rédaction confirme ce que tout le monde présumait. A une voix près, le club basque aurait même effectué le grand chelem des urnes. Treize des quatorze entraîneurs s’étant prêté au jeu s’attendent à voir les Ciel et Blanc remonter à l’échelon supérieur dans dix mois.

Comment pourrait-il en être autrement ? En dépit du traumatisme de la relégation, l’Aviron a conservé la grande majorité des forces vives qui lui avait permis d’empocher la coquette somme de 46 points au classement. Total qui permet d’ordinaire de se maintenir. À l’exception d’Aymeric Luc, Guillaume Ducat et Sam Nixon, les cadres ont poursuivi l’aventure (Monribot, Taofifenua, Germain, Boniface, Muscarditz, Amosa, Ravouvou…) et ont reçu le renfort de recrues calibrées Top 14 : le numéro 8 springbok Uzair Cassiem, le vétéran all black Isaia Toeava ou encore les revanchards Yann David et Denis Marchois amèneront, entre autres, de la qualité et de l’émulation.

De petites zones d’ombre

Du côté du banc de touche, le maintien au poste du maître d’œuvre Yannick Bru garantit une certaine stabilité tandis que l’expérimenté Jeff Dubois a été recruté pour amener de nouvelles idées au niveau des lignes arrière. Le tableau paraît presque trop beau pour être vrai. Que peut-il donc arriver à cet Aviron ? Les Basques devront avant tout assumer leur position en se montrant forts dans les têtes. Trente journées durant, ils vont se trimballer avec le statut d’équipe à battre. À la longue, ça peut peser. Il faudra également voir comment le paquet d’avants va se comporter en l’absence de Sam Nixon, son taulier à droite l’an passé, et si la charnière ne souffrira pas trop de l’absence du détonateur Michael Ruru. Deux petites zones d’ombre, c’est à peu près tout… En plus de posséder, et de loin, le collectif le plus armé de Pro D2, le club ciel et blanc comptera aussi sur le soutien du plus fidèle des publics.

Tout est réuni, donc, sur les bords de la Nive pour une remontée immédiate. Reste que, nouveau règlement oblige, rien ne sera acté avant la finale du championnat. Quoi qu’il arrive, tout se jouera sur un match. L’Aviron le sait trop bien : en la matière, le présumé plus fort ne l’emporte pas toujours… 

Les Bretons, nouvelle valeur sûre du Pro D2

Onzième, huitième, quatrième et enfin deuxième : depuis son accession à la deuxième division à l’été 2016, Vannes n’en finit plus de grimper dans la hiérarchie. Le club breton est désormais logiquement perçu comme un candidat très sérieux aux honneurs du printemps.Si aucun des votants n’a désigné le RCV comme champion en devenir, huit d’entre eux lui prédisent une qualification directe pour les demi-finales et autant s’attendent à le voir disputer le barrage d’accession au Top 14. Sur le papier, les troupes de Jean-Noël Spitzer possèdent tous les atouts pour être à la hauteur de ces prédictions : une maîtrise du projet de jeu affinée sur plusieurs années, une homogénéité rare et un vécu au moins aussi précieux.

Une charnière new look

Avec les renforts de Rudy Paige, Jeremy Jordaan, Sacha Valleau, Rémi Leroux ou encore Rodney Ah You, les Bretons paraissent plus armés que jamais. Même si les départs du taulier du pack Rémi Picquette et du chef d’orchestre Pierre Popelin doivent être assumés. À la charnière, avec l’arrivée du demi de mêlée springbok Rudy Paige et la responsabilisation attendue de Christopher Hilsenbeck à l’ouverture, de nouveaux repères devront d’ailleurs être trouvés.

Dans le sillage de ses fers de lance Rodrigo Bruni et autres Nick Abendanon, le RCV espère franchir une marche de plus dans son irrésistible ascension vers l’élite. Après avoir connu l’immense frustration d’une défaite aux portes de la finale à la maison, au printemps dernier, ce serait tellement logique.

Un championnat toujours plus ouvert et homogène

Si Bayonne et Vannes se détachent clairement en tête, l’autre information de cette consultation, c’est le nombre de clubs cités pour une éventuelle qualification: douze sur seize. Les jeux sont ouverts.

Ils sont douze clubs, donc, sur la ligne de départ et à pouvoir espérer une qualification pour les phases finales, si l’on en croit les entraîneurs de Pro D2. Dans l’ordre de puissance des votes : Bayonne, Vannes, Oyonnax, Grenoble, Agen, Colomiers, Nevers, Montauban, Mont-de-Marsan, Provence rugby, Colomiers, Béziers, Carcassonne et même le promu narbonnais. Tous ont au moins été cités une fois, pour une place dans les six.

Beaucoup de monde, donc, pour une compétition qui compte seize clubs. Ce qui rappelle encore l’homogénéité de ce Pro D2. « C’est un championnat hyper intéressant par sa densité. Il n’y a aucun match facile, vous êtes toujours en danger même à domicile et face à des équipes mal classées. C’est tout le charme de ce championnat », jugeait Yannick Bru, il y a trois ans, alors à la tête de l’Aviron bayonnais pour sa première saison. Cette année-là, les Basques avaient été sacrés champions.
Bru est encore là, resté à l’Aviron malgré la relégation et des sollicitations nombreuses, en Top 14. Son équipe, à en croire ses alter ego du Pro D2, fait figure d’ogre. Derrière elle, Vannes se décroche nettement puis, un peu plus loin encore, un peloton de dix équipes. Dont voici les enseignements.

Agen ne convainc pas

Traditionnellement, les équipes reléguées de Top 14 figurent au sommet de ce sondage des entraîneurs de Pro D2, en début de saison. C’est le cas de Bayonne, pas d’Agen. Clairement, la saison blanche des Lot-et-Garonnais en Top 14 (aucune victoire) a marqué les esprits. Avec un effectif largement remanié et rajeuni, le SUALG devra faire ses preuves avant de réellement faire peur, à l’étage inférieur.

Grenoble rentre dans le rang

À l’heure de ce même sondage, l’an dernier, Grenoble était donné favori par les techniciens du Pro D2. La suite leur a donné tort. Après un début de saison franchement raté, les Isérois ont cravaché pour arracher une qualification en barrage (défaite sur la pelouse de Biarritz, 41-14). S’il a sauvé les meubles, le FCG n’a jamais franchement convaincu. C’est sur cette sensation que sont restés les entraîneurs, reléguant Grenoble dans leurs pronostics au quatrième rang.

Un ventre mou… et franchement dilaté

Dans l’ordre : Bayonne, Vannes, Oyonnax, Grenoble et Agen se détachent. Ensuite, pour la course à la sixième place qualificative, les votes s’éparpillent. Entre Colomiers, Nevers, Montauban, Mont-de-Marsan, Provence rugby, Colomiers, Béziers, Carcassonne, aucune hiérarchie ne se dégage franchement. Mont-de-Marsan et Béziers ont même le « privilège » d’être cités à la fois parmi les potentiels qualifiés et relégables. C’est dire l’incertitude qui caractérise ce championnat. Et toute sa densité.

Les promus doivent faire leurs preuves

C’est un grand classique de ces sondages des entraîneurs, auxquels s’adonne Midi Olympique à chaque début de saison depuis de nombreuses années : les promus, avant même d’avoir prouvé leur valeur, partent avec un a priori négatif ou au moins défavorable. Cette saison 2021-2022 qui vient ne déroge pas à la règle.
Plusieurs éléments, toutefois, devraient tenir en alerte les clubs promis à lutter avec Bourg-en-Bresse et Narbonne pour éviter une relégation en Nationale, en mai prochain.

Côté bressan, la dernière saison en Nationale les a vus terminer sur huit victoires consécutives et des phases finales franchement maîtrisées. Le souvenir du dernier passage de l’USBPAen Pro D2 devrait également attiser les méfiances : les hommes de Yoann Boulanger avaient certes connu la descente, mais avec le plus grand nombre de points (30) et de victoires (13) pour un relégué dans l’histoire du Pro D2. Côté narbonnais, si l’accession au Pro D2 semblait moins évidente, le recrutement de l’été interpelle : Moïse, Boughanmi, Madaule, Axtens, Chaput, Méret ou Taulagi. Du lourd.

Ces arguments n’ont visiblement pas suffi à convaincre les quatorze autres écuries du Pro D2. A voir si l’avenir leur donnera tort. 

Qu’avaient-ils pronostiqué la saison passée ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les entraîneurs ayant aimablement participé à notre sondage l’été dernier s’étaient fourvoyés. Les techniciens avaient en effet largement plébiscité Grenoble et Colomiers pour le titre de champion; ces deux favoris désignés ont terminé sixièmes et cinquièmes, ne parvenant pas à passer l’obstacle des barrages. Le champion, Perpignan, nettement dominateur sur la phase régulière et en matchs éliminatoires, n’avait recueilli qu’une seule voix pour la montée directe. À noter toutefois que huit des quinze votants avaient placé l’Usap comme demi-finalistes directs, le plus haut total avec Grenoble et Colomiers ; Biarritz, finaliste malheureux, était alors perçu comme un outsider. Du côté de la relégation, Valence-Romans avait été très majoritairement promis à une des deux dernières places, ce qui s’est confirmé malgré une belle résistance des Drômois. En revanche, aucun des quinze votants n’avait vu la descente aux enfers de Soyaux-Angoulême. Aurillac, Carcassonne, Béziers et Mont-de-Marsan avaient notamment été cités.

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