Bonneval, l’ailier qui tombe à pic

  • La saison 2021-2022 sera-t-elle celle du retour à la lumière d’Arthur Bonneval ? L’ailier toulousain, ici lors du stage à Font-Romeu (Pyrénées-Orientales) la semaine dernière, remis de ses pépins physiques, veut repartir de l’avant.
    La saison 2021-2022 sera-t-elle celle du retour à la lumière d’Arthur Bonneval ? L’ailier toulousain, ici lors du stage à Font-Romeu (Pyrénées-Orientales) la semaine dernière, remis de ses pépins physiques, veut repartir de l’avant. Patrick Derewiany - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

À 26 ans, Arthur Bonneval entend donner un nouvel élan à une carrière freinée par les blessures. À un poste où il a une belle carte à jouer en raison de l’absence actuelle et du départ de Kolbe, notamment.

Le hasard du calendrier peut prêter à sourire : ce vendredi, le Stade toulousain va défier Toulon, avec en toile de fond le transfert de Cheslin Kolbe de la Ville rose vers la rade. Mais à Nîmes, si le sujet numéro 1 du moment s'invitera inévitablement dans les conversations, il ne sera pas sur le terrain.

En revanche, un autre ailier du club champion d’Europe et de France sera au cœur de l’action : Arthur Bonneval. Après un an et demi de galères, entre interruption des compétitions et cascade de blessures, le trois-quarts de 26 ans entend se relancer. « Je sors d’une saison très dure à vivre : je me suis pété le tendon d’Achille il y a un an et, après avoir disputé quatre matchs au début de l'année, j’ai enchaîné des fractures aux deux mains. J’ai vraiment joué de malchance. J’ai repris il y a deux semaines et les sensations sont bonnes : je n’ai plus de douleur et je peux travailler sereinement. » La saison 2020-2021, si accomplie pour le Stade toulousain, aura été celle de la reconstruction pour Arthur Bonneval : « Je ne me sens pas autant champion que les autres. C’était particulier comme situation. Je soutenais l’équipe, le club m'a soutenu mais je n’étais pas non plus complètement avec eux. J’ai profité de cette période pour me changer la tête et pour équilibrer mon corps. J’ai eu plus de blessures à la jambe droite qu’à l’autre. J’ai travaillé la souplesse et essayé de corriger les faiblesses qu’il pouvait y avoir. » Afin de retrouver la pleine possession d’un potentiel qui l’a vu jusqu'à présent inscrire vingt-et-un essais en soixante-sept matchs sous les couleurs rouge et noir. Soit une réalisation tous les trois matchs. Des chiffres dans les standards des meilleurs marqueurs de l’élite.

« Équilibrer mon corps »

Le test-match de Nîmes, ce vendredi, doit marquer un nouveau commencement pour le Toulousain pure souche : « Afin de retrouver de la confiance en mon jeu et ce qui faisait ma force, il faut avant tout que je puisse enchaîner les entraînements et les matchs. C’est le cap à passer. Je suis prêt.» Plein de fougue mais aussi de lucidité, la sagesse venant au fil des ans et des expériences : « Après une année aussi difficile, j’ai encore plus faim. J’ai envie de vivre sur le terrain ce que les copains ont connu. L’émotion doit être multipliée par cent. Mais avant tout, je dois retrouver les repères et les aptitudes. Ça commence ce week-end même si, physiquement, nous ne sommes pas encore prêts. »

Les choses sérieuses viendront rapidement avec le déplacement à La Rochelle, dans la foulée. Arthur Bonneval aura un rôle crucial à jouer dans le lancement de l’opération reconquête : « Il y a des joueurs pris par le Rugby Championship, ce qui fait que l’effectif est réduit, notamment au niveau des trois-quarts. Il faut être performant pour retrouver la grosse concurrence qu’il y avait il y a deux ans. » À l’époque, Arthur Bonneval sortait d’une saison à dix essais en vingt-deux matchs. Le Stade toulousain, qui a vu partir Cheslin Kolbe, serait plus que jamais ravi de voir ce produit de sa formation retrouver un tel niveau de performance dans les semaines à venir.

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