Carbonel : « En Australie, ce n'est pas ce que j'attendais de moi »

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Louis Carbonel dresse le bilan de son année en club et de sa tournée avec les Bleus, tout en rappelant sa soif de jeu pour la saison qui se profile.

Vous sortez de votre première saison vraiment pleine en Top 14, pendant laquelle vous vous êtes imposé comme numéro un à l’ouverture au RCT. Qu’en retirez-vous ?

Je l’ai très bien vécue. Comme j’étais un peu le seul joueur disponible à ce poste, c’est vrai que j’ai vraiment tout fait pendant la saison, mis à part lorsque je suis monté à Marcoussis. C’était cool. J’ai vraiment eu le temps de pouvoir montrer ce que je pouvais faire. J’ai aussi dû faire un peu plus gaffe dans mon hygiène de vie pour essayer d’encaisser, tous les week-ends, cette charge de travail qui est différente des autres saisons où nous étions plusieurs au poste et où il y avait, du coup, plus de rotation.

Était-ce la saison la plus enrichissante de votre jeune carrière ?

Oui, parce que j’ai eu la chance de découvrir le rugby international. C’est différent du Top 14. Avant le Covid, j’avais réussi à faire une vingtaine de matchs. J’avais découvert les exigences du haut-niveau, certes avec plus de difficulté, car j’étais plus fatigué pendant les semaines à 19 ans que maintenant. Cette saison a été forte en apprentissage.

Cette saison, longue et marquée par le Covid, s’est prolongée puisque vous avez été appelé pour la tournée en Australie. Comment l’avez-vous appréhendée ?

Je l’ai super bien appréhendée. Ça a été une belle tournée, mais on va dire que c’était un contexte un peu compliqué. Nous avions une nouvelle équipe, de nouvelles choses à prouver aussi. C’est une belle expérience et on en retire quand même des points pour la suite.

Personnellement, comment avez-vous jugé vos prestations pendant cette tournée ?

(Il soupire) Je l’ai trouvée enrichissante. Après, c’est vrai que ce n’est pas ce que j’attendais de moi, mais il faut essayer de relativiser et de prendre tout le positif qu’on peut.

Pour une fois, vous entamiez cette tournée avec l’étiquette de numéro un. Cela vous a-t-il mis trop de pression ?

Vous savez, il y a plein de paramètres qui font qu’il se passe des trucs sur le terrain. C’est la vie. On passe par différents moments et il faut essayer de prendre le meilleur pour avancer et être meilleur après chaque expérience.

Vous avez eu peu de ballons pour vous exprimer. N’est-ce pas le plus frustrant dans tout ça ?

Oui, c’est vrai que je suis un attaquant et que j’adore toucher des ballons pour pouvoir m’exprimer, faire jouer les autres et avoir confiance. Sur cette tournée, les Australiens ont eu beaucoup la possession. De notre côté, nous avons dû beaucoup défendre, peu attaquer. Mais c’est parfois la loi du sport. Les événements font que les matchs se passent comme ça. Pour ma part, c’est très regrettable d’avoir touché si peu de ballon quand tu joues numéro dix au cours des matchs.

Antoine Hastoy a aussi joué cet été. Savez-vous si vous restez numéro trois dans la hiérarchie des ouvreurs ?

Non, je ne sais rien du tout. Vous savez, mon principal objectif est de performer et d’essayer de montrer que j’ai les qualités. Après, on verra ce qui se passe à l’avenir. Ce qui m’importe, c’est de garder le niveau à Toulon et de l’élever le plus possible.

Désormais, le retour en club vous a-t-il fait du bien ?

Oui, c’est sûr que ça fait du bien de retrouver ses habitudes. Après, j’espère surtout qu’on développera un beau jeu où je pourrai prendre du plaisir en touchant pas mal de ballons (sourires).

Anthony Belleau va faire son retour dans l’effectif. Vous lui êtes passé devant pendant sa longue blessure. Comment allez-vous appréhender la cohabitation au poste ?

Comme la saison avant qu’il ne se blesse. Déjà, je suis très content de le retrouver. Il a eu une longue blessure. Il n’y avait pas de problème avant ça, donc on verra bien.

Une autre possibilité reste celle de vous voir les deux associés. Cette idée vous plairait-elle ?

Ah oui, je suis très friand d’un cinq-huitième. C’est vrai que quand tu veux développer du jeu, même avec cette nouvelle règle du 50 : 22, tu peux essayer de déstabiliser l’adversaire lorsque tu as des joueurs qui ont du pied à côté de toi. […] Si cette association marche bien et que c’est bon pour l’équipe, ce sera tant mieux. Après, que ce soit Anthony ou moi, nous allons essayer de donner le maximum et on verra ce que ça donne.

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Pablo Ordas
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