Grenoble revoit déjà ses plans

  • Les Grenoblois du demi de mêlée Florian Zupan commenceront la saison sans leur talonneur Jean-Charles Orioli, gravement blessé.
    Les Grenoblois du demi de mêlée Florian Zupan commenceront la saison sans leur talonneur Jean-Charles Orioli, gravement blessé. Photo Jean-François Basset
Publié le , mis à jour

Après la grave blessure subie la semaine dernière par Jean-Charles Orioli qui a valu une opération immédiate et une saison blanche à leur talonneur, le staff du FCG doit d’ores et déjà revoir ses plans.

Si la blessure est la hantise de tout entraîneur, elle l’est d’autant plus au cours des matchs de préparation, lors desquels le premier objectif affiché demeure souvent : « pas de casse aujourd’hui ». Las pour le FCG, celui-ci a malheureusement manqué son coup la semaine à Oyonnax, et en beauté. En effet, c’est ni plus ni moins que son talonneur Jean-Charles Orioli qui s’est rompu le tendon d’Achille sur la pelouse synthétique du stade Charles-Mathon, blessure qui lui valut une lourde opération dès le mardi suivant, signifiant une très probable fin de saison. Plus qu’une tuile, si l’on veut se souvenir à quel point l’ancien joueur de Toulon et La Rochelle avait métamorphosé le pack alpin après son intégration la saison dernière et son arrivée en tant que joker médical…

Et un souci d’autant plus prégnant que si l’équipe pouvait la saison dernière compter sur un autre joueur d’expérience avec Laurent Bouchet, le FCG ne comptait cette saison que sur des jeunes joueurs pour épauler Orioli, entre les Lilian Rossi (23 ans), Mathis Sarragallet (21 ans) et Yanis Gimenez (21 ans). « Jean-Charles fait partie des joueurs très expérimentés de ce groupe, rappelait en connaisseur l’ancien spécialiste du poste que demeure l’entraîneur des avants Arnaud Héguy. Tout le monde se souvient de l’impact qui a été le sien en fin de saison dernière, à la fois sur et hors du terrain. Sa présence était en outre très importante à nos yeux pour encadrer nos jeunes joueurs qui évoluent au même poste que lui. Mais en son absence, c’est à nous de faire en sorte que le groupe ne soit pas pénalisé. »

Totale confiance aux jeunes

En recrutant au plus vite un joker ? C’est évidemment une option qu’Arnaud Héguy ne nie pas, à quelques (grosses) nuances près. « Lorsque nous avons constitué notre effectif en début de saison, on avait essayé d’anticiper la possibilité de recruter un joker, même si on n’avait évidemment pas envisagé de le faire si tôt dans la saison. Mais pour le moment, il n’y a pas d’urgence puisque si l’on regarde du strict point de vue numérique, nous sommes armés. On ne va pas prendre quelqu’un juste pour prendre quelqu’un, cela va nous permettre de nous donner un peu de temps pour bien sonder le marché et trouver un joueur susceptible de nous apporter une plus-value. En attendant, nous avons pleinement confiance en nos jeunes joueurs qui savent depuis le début de la saison qu’on compte sur eux. »

Contre Oyonnax, totale confiance sera ainsi faite aux jeunes Rossi et Sarragallet, d’autant que pareille configuration demeurait tout sauf inenvisageable bien avant la blessure de « J.-C ». « Tout le monde savait très bien que Jean-Charles ne pourrait pas jouer tous les matchs, donc qu’à un moment ou un autre on se serait forcément retrouvé à devoir faire sans lui à un moment ou un autre, philosophait Héguy. Nos jeunes joueurs savent qu’ils ont la confiance du staff et du groupe, donc il n’y a pas eu besoin de les accompagner particulièrement ou de leur tenir un discours spécifique. » Cela d’autant plus que ce vendredi, l’absence de Jean-Charles Orioli ne sera pas l’unique urgence à gérer pour Arnaud Héguy et l’ensemble du staff.

En effet, l’expulsion de Levi Douglas la semaine dernière prive en effet le pack alpin d’un profil de deuxième ligne rare, le seul à même sur le papier de jouer dans un registre similaire à celui de Leva Fifita, parti cet été au Connacht. « De par ses aptitudes physiques, Levi apporte quelque chose de différent d’autant qu’il a réalisé une bonne préparation, confirmait Héguy. Mais c’est comme pour Jean-Charles : à nous, le staff, de trouver les meilleures solutions pour que l’équipe ne soit pas pénalisée. » Sacré challenge pour une première…

Nicolas ZANARDI
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