Toulon en rattrapage collectif au Pays Basque

  • Les Toulonnais tentent de rattraper le temps perdu à cause des différents aléas de la préparation estivale. Ils ont bénéficié d'un cadre de travail exceptionnel du côté d'Hendaye.
    Les Toulonnais tentent de rattraper le temps perdu à cause des différents aléas de la préparation estivale. Ils ont bénéficié d'un cadre de travail exceptionnel du côté d'Hendaye. Photo Pablo Ordas
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Alors que sa préparation a été marquée par l’absence de nombreux joueurs, le RCT était en stage du côté d’Hendaye, en début de semaine, pour continuer de créer des automatismes dans son jeu.

D’un côté, la baie d’Hendaye, trois kilomètres de plage et des petites vagues prisées par les vacanciers de la France entière. De l’autre, les imposants et magnifiques sommets basques. Logés à l’Hôtel Thalasso Serge Blanco, c’est peu dire que les joueurs et le staff du RCT ont bénéficié, pendant quelques jours, d’un cadre idyllique pour peaufiner leur préparation. Cependant, il ne fut pas question de bronzette ou de sieste au soleil pour les Varois.

Arrivés lundi midi en avion sur la côte basque pour deux jours et demi, les Rouge et Noir ne sont pas venus en dilettante dans le sud-ouest de la France. « L’objectif de ce stage, c’est de faire un maximum de collectif et de voir un peu comment on va jouer cette année, explique en introduction Julien Dupuy. Nous voulons vraiment commencer à trouver des repères pour le match amical contre Toulouse vendredi. Comme nous n’avons pas eu la chance de pouvoir faire beaucoup de collectif de par notre manque d’effectif, c’est important de se retrouver tous ensemble et de commencer à avoir de plus en plus de repères dans le jeu. »


En effet, entre l’absence des internationaux retenus dans l’hémisphère sud, le retour tardif des Bleus partis en Australie pour la tournée de juillet, les blessés et l’obligation d’envoyer une équipe au Supersevens, les Varois ont été contraints de s’adapter, jusque-là, et de travailler en effectif réduit.

La semaine dernière, d’ailleurs, le RCT avait été obligé d’annuler son premier match amical face au Lou à cause de 34 absents. « C’est compliqué, mais on s’accroche. On n’essaie pas de faire abstraction, mais de trouver des solutions, poursuit le responsable des skills et du jeu d’attaque. Nous avons travaillé par petits groupes, nous avons beaucoup bossé physiquement ou sur nos petites cellules. Du coup, on a pu voir les mecs un peu plus individuellement. On a essayé de s’adapter au nombre de joueurs qu’on avait et de faire pour le mieux. Nous avons eu pas mal de changements cette année et c’est là-dessus que ça nous a un peu perturbés. »

Dupuy : « Ça fait du bien de se retrouver »

Rattraper le temps perdu fut donc le leitmotiv de ce séjour. Dès lors, il ne fut pas étonnant de voir, sur la pelouse du stade Ondarraitz d’Hendaye, les joueurs se focaliser pleinement sur du jeu collectif. Mardi après-midi, pendant l’entraînement ouvert à la presse, les hommes de Patrice Collazo enchaînèrent de longues séquences, sous le soleil basque et l’œil attentif du patron du sportif, soucieux du moindre détail.

Avec Anthony Belleau et Julien Blanc à la charnière, Sergio Parisse ou Raphaël Lakafia en leaders et pendant une grosse heure, les Toulonnais répétèrent leurs gammes à quelques jours du premier (et seul) match amical face à Toulouse, prévu vendredi soir à Nîmes (19 heures). S’ils ne prirent pas part à la séance, les blessés aussi étaient là, sur les bords de la pelouse, pour observer l’entraînement et s’imprégner des nouveaux lancements.

« Ça fait du bien de voir autre chose, de se retrouver tous ensemble, collectivement, apprécie Dupuy. Depuis le début de saison, nous l’avons très peu été. Il y a le retour des internationaux, des blessés rentrent petit à petit et ceux qui le sont pour une longue durée sont aussi venus afin de partager des choses. »

Désormais, la rencontre amicale de cette fin de semaine, puis la 1re journée du Top 14 permettront de dire si ce voyage en terre basque a permis au collectif toulonnais de rattraper une partie du temps perdu…

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Pablo Ordas
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