Une Colombe bipolaire

  • Le centre Johann Deysel, au bout de cette action, ira inscrire le premier essai columérin. Celui de l’espoir.
    Le centre Johann Deysel, au bout de cette action, ira inscrire le premier essai columérin. Celui de l’espoir. Midol - PATRICK DEREWIANY
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D’abord dépassé par l’événement, Colomiers a su réagir pour l’emporter (34-19).

Le résultat est là, et c’est bien ce qui compte pour les Columérins ! Loin de montrer leur vrai visage en première mi-temps, c’est lors du second acte que les joueurs de Julien Sarraute sont finalement parvenus à développer leur rugby, pour s’imposer face à Provence. L’entraîneur principal de la Colombe ne cache d’ailleurs pas sa fierté vis-à-vis de la réaction d’orgueil de ses joueurs : « Je suis très heureux que les gars aient su réagir alors qu’on aurait pu baisser la tête. Mais si on continue ces matchs, je vais faire des crises cardiaques ! » Effectivement, tout avait pourtant mal commencé pour les locaux, qui, incapables de tenir leurs nerfs, se sont rendus la tâche compliquée. Deux cartons jaunes évitables, un nombre incalculable de pénalités concédées, et surtout, un essai encaissé après les plaquages manqués de Lescure et Saadia sur Marrou en début de match… À la pause, c’est un score sans équivoque de 3-19 qui faisait grimacer les 2 800 personnes présentes au stade Michel Bendichou ce vendredi. « On a été trop enthousiastes et on a été trop fébriles donc on s’est fait contrer. Il y a eu des fautes bêtes que je ne veux plus revoir. Dans les matchs de haut niveau, on le paye cash », prévient Sarraute. Dominés notamment en conquête, les Columérins se devaient donc de se racheter dès le début de seconde période.

Girard, ce héros

« Je n’aimerais pas que mon collègue (Fabien Berneau) ait à utiliser régulièrement les mêmes mots qu’il a employés à la mi-temps », poursuivait Sarraute. Il faut pourtant croire que ces derniers ont touché les joueurs, puisqu’à l’image d’une mêlée retrouvée, Colomiers prenait le dessus sur les visiteurs. En mettant en place leur jeu, Wael Ponpon et les siens mettaient désormais au supplice leurs adversaires, qui concédaient trois cartons jaunes. « On est reparti en ayant plus d’efficacité et on a profité aussi des nombreux cartons jaunes pour refaire le score », analysait Sarraute. « À la mi-temps a fait appel à notre fierté », complétait Thomas Girard, le héros du soir. Éblouissant, l’arrière a été le symbole d’une équipe haut-garonnaise en feu en deuxième mi-temps. Auteur de deux essais et, au final, de 29 points, il récompense le travail de ses coéquipiers, bien plus appliqués. « Je ne crois pas avoir déjà mis 29 points, mais je suis à la conclusion d’actions collectives, lance l’intéressé en toute modestie. Je vais me faire chambrer sûrement mais je vais passer une bonne soirée (rires) ! » Malgré de grosses frayeurs, Colomiers réussit donc son entame de championnat, si redoutée, en passant un 31-0 à Provence en seconde période. Et si ce succès prouve la force de caractère du groupe, il est aussi rempli d’enseignements pour la suite de la saison. « Cette équipe est jeune, elle a envie d’envoyer du jeu, appréciait Julien Sarraute. Il faut maintenant qu’elle soit plus pertinente dans ses choix tactiques. » Tout est bien qui finit bien.

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Yanis GUILLOU
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