Et pourtant, Toulon a de quoi construire

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Dépassés, les Varois ont subi la loi d’un Stade toulousain spectaculaire. Pourtant, dans le marasme collectif, quelques individualités sont parvenues à tirer leur épingle du jeu.

Allez, commençons par le verre à trois quarts vide : Toulon a évidemment manqué son retour aux affaires. Pris au sol, bousculés en conquête, dépassés au large et incapables de stopper la machine à relances toulousaine, les Rouge et Noir ne sont jamais parvenus à contrarier l’équipe d’Ugo Mola. Mais plus encore que sur le plan du jeu, c’est dans l’état d’esprit que les hommes de Patrice Collazo ont failli vendredi. « Ce n’est pas rugbystiquement que nous avons péché, c’est plus au niveau du caractère, de l’envie », pestait alors Théo Dachary. Mais comment les Varois ont-ils pu à ce point prendre l’eau en première période ? Premier élément de réponse : contrairement à Toulouse, dont les internationaux ne sont pas partis en Australie, le RCT était privé de nombreux cadres (Serin, Villière, Ollivon, Isa, Rebbadj, Carbonel, Gros ou Etzebeth pour ne citer qu’eux). Dès lors, le staff de Patrice Collazo avait fait le choix de créer deux équipes homogènes, avec des jeunes et quelques joueurs d’expérience, pour éviter d’envoyer uniquement des minots au casse-pipe en deuxième période…

« On fera la synthèse des deux équipes »

Et s’ils ne sont parvenus à éviter la déroute nîmoise, ce sont paradoxalement les minots qui ont finalement limité la casse. « Il y a des satisfactions individuelles mais j’aurais préféré des satisfactions collectives, reconnaissait le manager du RCT. On fera la synthèse des deux équipes et nous alignerons la meilleure contre Montpellier. » Comprenez que oui, malgré les cinquante-deux points encaissés, Dachary est apparu particulièrement affûté et pourrait bien jouer les trouble-fêtes. Oui, l’insouciance et la capacité de Danglot à mettre du rythme pourraient permettre à Toulon de mieux appréhender la longue absence de Serin. Oui, Le Corvec, Dridi ou encore Smaïli ont réussi à sortir la tête de l’eau. Et oui, même si elles n’ont pas tout bien fait, Septar, Salles, Luc ou Du Preez sont parvenus à tirer leur épingle du jeu.

De quoi voir le reste du quart de verre un peu plus plein ? Non car Toulon a pris plus de cinquante points pour son match de reprise. Pourtant, à l’heure du bilan, nul doute que le staff saura ne pas oublier la belle réaction d’orgueil de quelques-uns de ses minots et/ou recrues. Un caractère quelque peu retrouvé dont les Varois auront bien besoin lors de la réception de Montpellier qui, elle, aura un véritable enjeu comptable.

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Pierrick Ilic-Ruffinatti
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