Racing 92 : un effectif quatre étoiles

  • Sur le papier, la ligne arrière du Racing fait très peur.
    Sur le papier, la ligne arrière du Racing fait très peur. - Icon Sport
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Arrières :

Depuis que Simon Zebo a quitté les Hauts-de-Seine pour revenir au Munster, Kurtley Beale n’a quasiment plus de concurrence au fond du terrain. Dupichot peut occuper le poste avec un talent certain mais l’indiscutable titulaire, dans le troisième rideau, reste évidemment le Wallaby aux 92 sélections. Arrivé en France l’an passé, Kurtley Beale s’est imposé en quelques mois comme un élément incontournable du squad francilien : excellent relanceur, redoutable lorsqu’il s’intercale dans la ligne et doté d’un bon jeu au pied, "Buffalo Beale" a su se rendre indispensable alors qu’à son arrivée, on aurait pu croire que les Hauts-de-Seine seraient le premier stop vers une paisible retraite. Comme on avait tort…

Ailiers :

Le Racing a signé un très beau coup en prolongeant le contrat de Teddy Thomas à moindres frais. En forme, et il l’est depuis quelques mois, "TT" est le meilleur ailier français, capable de mystifier n’importe quelle défense et d’aplatir dans toutes les positions, sa constante réussite dans les en-buts adverses en atteste. Juan Imhoff, auteur d’une dernière saison mi-figue mi-raisin, reste très précieux sur l’aile gauche du Racing, tout autant pour sa détermination que pour ses talents de finisseur. Après un début de saison tonitruant, Donovan Taofifenua est rentré dans le rang et devra lutter à armes égales avec le régulier Louis Dupichot et le puissant Dorian Laborde, s’il souhaite faire une nouvelle fois parler de lui.

Centres :

On a un problème, Houston ! En tout état de cause, la paire formée au milieu du terrain par Gaël Fickou et Virimi Vakatawa devrait être intouchable : les deux hommes, déjà indiscutables en équipe de France, se connaissent sur le bout des doigts et combinent à merveille, balle en mains. Sauf que… Henry Chavancy, lourdement blessé à une épaule l’an passé, est aujourd’hui de retour à la compétition : s’il n’a pas le talent de Fickou ou Vakatawa, Chavancy reste le patron de la défense francilienne, la caution "club" de l’équipe dirigée par Laurent Travers et Mike Prendergast. Rien ne dit, donc, que Chavancy ne démarrera pas les matchs importants… Au milieu du terrain, Laborde, Beale et Olivier Klemenczak auront aussi leur mot à dire.

Ouvreurs :

Trinh-Duc a rejoint l’UBB mais ils sont toujours trois à se partager le temps de jeu au poste de numéro 10, du côté du Plessis-Robinson. Finn Russell, s’il n’a pas encore prouvé au Racing qu’il était un joueur de classe mondiale, possède néanmoins un talent immense et reste le titulaire du poste. Jusqu’ici décevant sur les matchs importants, pourrait-il néanmoins être doublé en phases finales par Kurtley Beale ou Ben Volavola ? L’international fidjien, auteur d’une belle saison à l’Usap, est un bon animateur et gère plutôt bien les rencontres. À ce poste, Antoine Gibert, en fin de contrat dans les Hauts-de-Seine, aura évidemment du temps de jeu.

Demi de mêlée :

Cette saison sera-t-elle celle de Nolann Le Garrec ? Le capitaine des moins de 20 ans tricolores est un diamant brut, probablement le joueur le plus talentueux de sa génération et ne restera pas longtemps dans l’ombre de Maxime Machenaud et Teddy Iribaren, aussi bons soient ces deux joueurs. Iribaren, traumatisé par la dernière finale de Champions Cup face à Exeter, a une revanche à prendre. À 32 ans, Maxime Machenaud tire quant à lui ses dernières cartouches. L’an passé, c’était lui qui disputait les gros matchs.

Numéros 8 :

S’il parvient à revenir rapidement de sa lourde blessure au genou, Fabien Sanconnie sera le titulaire au poste de numéro 8, cette saison. Décevant à son arrivée dans les Hauts-de-Seine, il a prouvé l’an passé, et jusqu’à qu’il ne se blesse, qu’il avait un potentiel énorme. Derrière lui, Yoann Tanga-Mangene, puissant et mobile, a un profil intéressant. Tout comme Palu, que l’on avait vu excellent face au Stade français en match de barrage. Enfin, la grande inconnue du poste se nomme encore Jordan Joseph : annoncé à ses débuts comme la nouvelle bombe du rugby français, il n’est toujours pas parvenu à s’imposer dans le collectif francilien. Y parviendra-t-il cette année ? C’est plus que probable.

Troisième ligne aile :

Le Roux est définitivement monté d’un cran mais le trafic au poste de flanker reste dense, du côté du Plessis-Robinson. D’abord, la révélation de la saison dernière Ibrahim Diallo, excellent défenseur et percutant balle en mains, a rivalisé face aux Wallabies en tournée et n’en est visiblement qu’aux prémices d’une longue carrière au plus haut niveau. Derrière lui, Wenceslas Lauret reste un excellent joueur de club, à la fois fort au contact et destructeur au plaquage. Sur le côté ouvert, Baptiste Chouzenoux a un profil intéressant et demeure le leader d’alignement du squad francilien. S’il a été moins en vue la saison dernière, l’ancien Bayonnais a toujours la cote au Racing.

Deuxième ligne : 

La mission de Baptiste Pesenti, s’il l’accepte, est la suivante : donner au paquet d’avants francilien une agressivité, une férocité et une densité dont il était en partie dépourvu l’an passé. Jeune international tricolore, Pesenti devra faire oublier Donnacha Ryan et Dominic Bird, le premier étant aujourd’hui retraité et le second de retour en Nouvelle-Zélande, son pays natal. Aux côtés de l’ancien Palois, Bernard Le Roux officiera naturellement dans la cage et comptera, évidemment, sur le soutien dans l’axe de Boris Palu, rarement décevant sous les couleurs de son club formateur. Enfin, l’Australien Luke Jones, honnête sans être transcendant l’an passé, complète la liste des prétendants.

Piliers : 

Eddy Ben Arous, malgré la montée en puissance du néo international Hassane Kolingar, reste le titulaire à gauche de la mêlée francilienne. Derrière lui, le Géorgien Guram Gogichashvili fut moins percutant l’an passé qu’il ne le fut à ses débuts au Racing mais reste un grand potentiel du rugby international. À droite, la problématique est toute autre et, d’ici peu, un grand pilier devra émerger de ce côté-ci de la mêlée afin de permettre aux Franciliens de rivaliser avec les plus gros paquets d’avants du championnat. Georges-Henri Colombe, Cedate Gomes Sa, Gia Khairashvili et Ali Oz sont de bons joueurs mais n’ont pas encore la stature d’un Atonio ou d’un Faumuina. Se lèveront-ils cette année ? Ou alors, le bonheur viendra-t-il d’un renfort étranger la saison prochaine ? On le saura rapidement.

Talonneurs : 

Ici, la hiérarchie est très claire. Camille Chat garde la pole, Teddy Baubigny est son second et Kevin Le Guen, bon joueur de Top 14, reste le troisième homme du dispositif. Blessé et indisponible en fin de saison dernière, Camille Chat a beaucoup manqué au paquet d’avants francilien et souhaite ardemment une revanche. Aux abris…

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Marc DUZAN
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