Agen à la reconquête d’Armandie

  • Les Agenais, emmenés par leur capitaine Vincent Farré, espèrent signer une première victoire depuis presque 700 jours à domicile. Photo Pablo Ordas
    Les Agenais, emmenés par leur capitaine Vincent Farré, espèrent signer une première victoire depuis presque 700 jours à domicile. Photo Pablo Ordas
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Vendredi, cela fera 685 jours que le SU Agen n’a plus gagné à Armandie. Les hommes du président Fonteneau veulent donc inverser la tendance et démarrer leur saison de Pro D2.

La semaine dernière, la pression semblait bien loin des épaules lot-et-garonnaises à l’aube de la première journée contre Bayonne. Mais une lourde défaite (37-16) et quelques entraînements plus tard, il en est tout autre. "C’est un vrai match à pression", confirme le coach des trois-quarts, Sylvain Mirande. Et de poursuivre : "Nous avons tous envie que ça marche et de greffer les résultats sur l’évolution de notre environnement. Je pense en tout cas qu’un groupe est né à la suite de notre seconde période à Bayonne."

Toujours est-il que les pensionnaires d’Armandie doivent (enfin) reconquérir leur propre terrain. Et ainsi chasser les démons du passé, ceux-là mêmes qui n’ont permis aux Agenais de gagner depuis le 19 octobre 2019 dans leur antre. "Je l’ai déjà dit, le but est de remettre de la fierté sur notre blason", rabâche l’exemplaire capitaine Vincent Farré. Reste que c’est en ce sens que tout le groupe veut tirer. "Nous sommes une bande de copains, un groupe sain en tout cas. Il y a un peu de frustration quant au score contre Bayonne car je pense qu’on méritait mieux. Mais on a de l’envie, la banane et là. À nous de battre Béziers", continue le troisième ligne.

"Assumer notre statut"

Dans ses propos, l’ancien Albigeois n’en démord pas : "Nous devons assumer notre statut d’ancien pensionnaire de Top 14." Et ce, même si le SU Agen ne semble plus faire peur actuellement.

D’antan, Agenais et Biterrois se défiaient lors des phases finales du championnat de France. Aujourd’hui, ils se retrouvent en Pro D2, mais cet affrontement reste toujours aussi spécial. Sylvain Mirande et Vincent Farré s’accordent : "Béziers est une équipe rugueuse, bagarreuse. Avec une conquête très propre en ce début de saison. Leur touche est bien huilée." De plus, les Héraultais comptent des vieux roublards dans leur équipe. Watisoni Votu, Pierrick Gunther, Lionel Beauxis, Charly Malié…

Et surtout Jean-Baptiste Barrère. "C’est mon ami d’enfance, il a été mon témoin de mariage et j’ai été le sien. Il m’a appelé en début de semaine, en me disant que Béziers faisait tourner et qu’il ne jouerait pas", rigole Farré, habitué de ces chambrages. Et au capitaine de rappeler : "Pour autant, dans ce match, il n’y aura pas d’amitié. On se fera des bisous à la fin, si Agen gagne bien sûr." Touché aux côtes contre l’Aviron, le flanker serrera tout de même les dents pour cette rencontre tant attendue, et surtout à double tranchant. Car en cas de victoire, comme le rappelle Sylvain Mirande, "cela permettrait de retrouver de la confiance et de continuer à bâtir là-dessus" ; mais en cas de défaite, le doute envahirait, à nouveau, les esprits lot-et-garonnais qui n’ont pas besoin de cela.

Contre Béziers, cela sent la poudre à Armandie. Ou la bagarre, à vous de voir. Mais il faudra bien cela pour reconquérir ce terrain, et surtout des supporters sevrés de victoire depuis belle lurette.

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Mathieu VICH
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