Chez Spanghero, d'une vie de rugby est né un hôtel

  • L’entrée de l’hôtel Twickenham Pub restaurant est garnie d’une soixantaine de portraits dédicacés de joueurs (à gauche). Guy Spanghero, le propriétaire entouré de ses fils Nicolas et Philippe, posent devant une statue de Casimir Ferrer (à droite).  Photos Stéphanie Biscaye
    L’entrée de l’hôtel Twickenham Pub restaurant est garnie d’une soixantaine de portraits dédicacés de joueurs (à gauche). Guy Spanghero, le propriétaire entouré de ses fils Nicolas et Philippe, posent devant une statue de Casimir Ferrer (à droite). Photos Stéphanie Biscaye - Stephanie Biscaye
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    D’une vie de rugby est né un hôtel - Stephanie Biscaye
Publié le , mis à jour

En juillet, Guy Spanghero a réalisé son rêve avec l’ouverture d’un hôtel dédié au rugby. C’est dans le fief familial, à Castelnaudary que ce projet a vu le jour.

Les amoureux du rugby tomberont sans aucun doute sous le charme de ce lieu unique et atypique. Non loin de la sortie d’autoroute de Castelnaudary s’est niché un hôtel, un Ibis Styles. À première vue rien d’exceptionnel, un hôtel comme on a l’habitude d’en voir en sortie d’autoroute. Mais il n’en est rien. Sur la façade on peut lire «Twickenham Pub restaurant». Trois mots qui éveillent d’ores et déjà les sens rugbystiques. Sans même entrer dans l’hôtel, le décor est planté. Un long portail orné de ballons ovales, une statue de 4 mètres 20 de haut (réalisée par Casimir Ferrer) représentant trois joueurs lors d’une prise de balle en touche. En rentrant il ne faut que quelques minutes pour avoir envie de s’installer confortablement dans les fauteuils Chesterfield avec une bière bien fraîche et un match de rugby en fond. Oui, c’est anecdotique, certains diront même que c’est un peu «cliché», mais l’ambiance conviviale, sympathique et chaleureuse de ce lieu ne peut vous donner envie de faire autrement.

Une déco pas comme les autres

Si la soixantaine de portraits dédicacés de joueurs internationaux sur le mur qui fait face à l’entrée, saute aux yeux, quelques détails comme les tireuses à bières en forme de ballons de rugby sont tout aussi plaisants. Dans cet hôtel à l’allure d’un véritable musée, rien n’est laissé au hasard. Du petit ballon ovale qui fait office de poignée aux poteaux qui entourent de part et d’autre les têtes de lits, tout y est. Dans les couloirs, 180 maillots des plus grands internationaux ornent les murs. Blanco, Chabal, Michalak, Gregan, Sexton, Ollivon, Huget ou encore Hermet et N’Diaye, personne n’a été oublié. Parmi les maillots on peut aussi trouver les crampons dédicacés de Dusautoir, Picamoles et Harinordoquy entourés d’un tas d’autres objets historiques. Dans tout ce décor, l’ascenseur est certainement ce qu’il y a de plus étonnant. Quand les portes s’ouvrent, une grande photo des All Blacks pratiquant le célèbre Haka monopolise tous les regards. Mais ce n’est pas le seul sens qui sera mis en éveil lors de ce voyage entre les étages. À peine entré, le son, les voix, les cris, les claquements du Haka se mettent en marche et nous transportent le temps d’un instant de l’autre côté du Pacifique.

 

Un rêve devenu réalité

Dans le Sud et plus particulièrement dans la région audoise, le nom des Spanghero sonne comme une évidence, symboles du rugby d’antan. Mais ce nom a aussi fait résonance à l’international, Walter et Claude ayant porté le maillot tricolore pendant plusieurs années. Le rugby c’est un peu l’histoire de sa vie à lui aussi, Guy Spanghero, qui fait partie des derniers de la fratrie, a joué sous les couleurs de Narbonne et Carcassonne, sera champion de France avec Castelnaudary et passera même par le XIII à Limoux. Il raccroche les crampons en 1995 pour se lancer dans le business. Ce projet, Guy Spanghero l’avait en tête depuis plus de cinq ans. Ce qu’il voulait c’était raconter l’histoire du rugby à travers un lieu, et c’est par l’intermédiaire du groupe Accor, qui propose la filiale Ibis Styles, qu’il a pu raconter cette histoire : «J’avais l’idée de créer un musée du rugby parce que je suis issu d’une famille qui a beaucoup joué au rugby, avec beaucoup de souvenirs. On est tellement imprégné par ce sport que pouvoir mettre en avant tout ce que l’on a vécu et récupérer de l’histoire du rugby est un bel aboutissement, en plus à Castelnaudary qui est un peu notre fief donc faire ce projet ici c’était un petit peu un rêve», explique-t-il. C’est donc en collaboration avec Caroline Faut (architecte d’intérieur) qu’il a imaginé et pensé cet endroit. Après trois années de travail, l’hôtel a pu ouvrir ses portes en juillet dernier.

Pour tous les goûts

Ceux qui n’ont pas spécialement d’affinités avec le ballon ovale seront surpris de voir que cet univers rugby est justement dosé, on le ressent sans qu’il ne soit trop pesant. Raconter une histoire oui, mais en gardant ce lieu accessible à tous était primordial pour Guy Spanghero et son fils Nicolas : «Il fallait qu’on sente l’univers du rugby, mais que cela ne soit pas agressif pour que tout le monde puisse s’identifier. Les chambres sont d’ailleurs plutôt neutres avec seulement quelques clins d’œil au rugby» expliquent-ils. «Je lis les commentaires à la fois sur le livre d’or et sur les sites de réservation et il y a finalement beaucoup de personnes qui ne sont pas des rugbyphiles si je peux dire ça comme cela, et qui sont quand même très impressionnées par la décoration. Finalement l’atmosphère rugby ne dérange pas au contraire», poursuit Guy Spanghero. Ce tout nouveau complexe trois étoiles dédié à l’histoire du rugby est donc accessible à tous, qu’importent les goûts et les couleurs.

Manon Moreau
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