Colomiers au presque parfait

  • Les Columérins de Jules Cordier et Peni Rokoduguni peuvent se congratuler, ils ont signé un gros coup en s’imposant à Oyonnax.
    Les Columérins de Jules Cordier et Peni Rokoduguni peuvent se congratuler, ils ont signé un gros coup en s’imposant à Oyonnax. Jean-François Basset - Jean-François Basset
Publié le

Avec deux succès en autant de rencontres, les Columérins réalisent un excellent début de saison. Leur exploit à Oyonnax laisse augurer du meilleur mais loin d’eux l’idée de s’enflammer...

C’est devenu un poncif que l’on répète à l’envi à longueur de saison : le championnat de Pro D2 est un marathon, long de trente journées et parsemé d’embûches. Si, au bout du bout, c’est la régularité qui prime pour sacrer les élus en phase finale, l’homogénéité et la rigueur de la compétition ne supportent que très mal les trous d’air et les mauvais départs. À l’instar de Mont-de-Marsan, Bayonne, Montauban et Béziers, tous invaincus, les Columérins l’ont bien compris en ne perdant pas de temps et ont déjà récolté deux magnifiques succès dont un, de prestige, jeudi soir sur la pelouse de Charles-Mathon, antre des "Oyomen". Julien Sarraute, entraîneur des Columérins, connaît la portée de l’exploit : « Ce n’est pas neutre d’aller gagner à Mathon, pour nous, n’ayons pas peur des mots, c’est un exploit. Tout le monde n’en fera pas autant. » 

Mais le technicien ne s’enflamme pas : « On sait qu’on n’a encore rien fait. Le championnat est très long, il reste vingt-huit journées. Il y aura des surprises tous les week-ends. Très honnêtement, en démarrant la compétition, nous n’avions pas de stratégie préétablie pour coller d’entrée de jeu au top 6. Nous voulions surtout nous rassurer sur notre rugby. Trouver de la qualité dans notre jeu et gommer les scories que nous avions entrevues lors des matchs amicaux. Sur ce début de championnat, tout n’est pas parfait, notamment nos premières mi-temps qui sont mal maîtrisées et notre discipline défaillante, mais on a réussi à gagner les rencontres grâce à notre état d’esprit. C’est très encourageant mais ce n’est vraiment pas le moment de s’enflammer. » Il ne faut pas s’enflammer, certes ; mais reconnaître que le club à la colombe est parti sur de très bonnes bases est un minimum.

Un savant mélange de jeunes et d’anciens pour former le groupe

Au premier rang des raisons qui expliquent ce bon départ, le duo Sarraute-Berneau peut s’enorgueillir d’avoir réussi son recrutement. Les cinq recrues (Michele Campagnaro, Romuald Séguy, Maxime Javaux, Jorick Dastugue et Lilian Rousset) se sont magnifiquement bien intégrées à un effectif stable au sein duquel les jeunes poussent les plus anciens à se sublimer : « On a un très bon groupe. Cela compte dans les matchs tendus que l’on a pu vivre jusqu’à présent. Le recrutement a été qualitatif et précis. Peu important en nombre mais précieux en qualité. Nos jeunes joueurs sont incroyables et ont su relever le défi de ce début d’exercice. Les anciens ont un excellent état d’esprit : ils encadrent et conseillent sans oublier de continuer à élever leur niveau de jeu pour créer une saine émulation. »

Les Columérins s’accordent un week-end de repos avant de basculer sur le prochain objectif : Aurillac. Sarraute reprend : « Les Aurillacois viennent de perdre chez eux et seront forcément revanchards. Selon moi, ils disposent de la meilleure mêlée du championnat, rien de moins. On a intérêt à vite basculer sur ce match et à ne pas trop se croire arrivés car sinon nous allons au-devant d’une grosse déconvenue. » Un Columérin averti en vaut deux…

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 7,90€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
David BOURNIQUEL
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?