Le Stade français tombe de haut

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Publié le , mis à jour

Si la gifle n’a pas été aussi cinglante que lors du dernier match de barrage, les Stadistes ne s’attendaient pas à une telle déconvenue…
 

Fort d’une qualification «surprise» lors du dernier exercice et de deux matchs amicaux victorieux, le Stade français nourrissait des ambitions légitimes à l’aube de ce derby en guise de reprise. Au fond d’eux, les Parisiens n’avaient pas non plus oublié la cinglante défaite en barrage contre ces mêmes Racingmen. Ce match d’ouverture, ils ne voulaient donc pas passer à côté. Et dans l’intimité du vestiaire stadiste, la confiance était bien présente. L’espoir aussi. Las, les Soldats roses, devenus violines au gré d’une nouvelle dotation, se sont très largement fourvoyés. À l’exception d’une conquête en mêlée fermée toujours aussi redoutable (7 pénalités contre le Racing 92), ils se sont révélés apathiques, incapables de proposer un jeu digne de ce nom. « On n’a pas été bons, a pesté l’arrière Kylan Hamdaoui. Derrière quand on a eu des ballons, on a fait n’importe quoi. Offensivement, on n’a pas proposé grand-chose. Globalement, ce n’est pas terrible. » Une analyse entre lucidité et euphémisme.

Quesada avare de mots

Vous l’imaginez bien, la déception s’est révélée immense. Aussi grande que le silence glaçant le vestiaire parisien après le match. Habituellement volubile, le manager Gonzalo Quesada s’est même montré avare de mot, cherchant ici ou là quelques explications à la déconvenue de son équipe. « Certains joueurs disputaient leur premier match avec nous, avançait-il. Et ça s’est vu. On a manqué d’automatisme. Sans oublier que Jojo (Segonds) ne s’était pas beaucoup entraîné avec nous avant le match. Notre attaque n’a donc pas été efficace. » Son capitaine, Paul Alo-Emile, auteur encore une fois d’une performance XXL, s’est présenté en conférence de presse le regard vide, les traits du visage entre consternation et effarement. Comme s’il venait de croiser le fantôme de son équipe lui remémorant les heures sombres de ces dernières années. « Je ne comprends pas », lâchait-il avant de laisser place à un silence interminable. À tout dire, il n’était pas seul samedi soir dans cette situation. Longtemps, le Directeur général Thomas Lombard est resté sur la pelouse de Jean-Bouin, faisant les cent pas, tournant en rond, virant brutalement, un coup à gauche, un autre à droite. Sans ligne directrice, un peu à l’image de la performance de ses joueurs. « Ce n’est que le premier match, a tenté de tempérer Gonzalo Quesada. On démarre dans le dur, on va bosser en silence. » Sans autre choix.

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