L’UBB est passée à côté

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 Catastrophique sur la Côte basque et dominé dans tous les secteurs de jeu, Bordeaux a manqué son voyage à Aguilera.

Une leçon. Ni plus, ni moins. Au moment de revenir sur la défaite de son équipe, le manager bordelais Christophe Urios n’a pas mâché ses mots. Pas forcément en colère, mais plutôt bien conscient que son équipe est complètement passée à côté, il expliquait :  « On a pris une leçon d’enthousiasme, de courage, de cou**** et de rugby. » Difficile de contredire le patron du secteur sportif. Car hormis les cinq dernières minutes, pendant lesquelles son équipe a marqué deux essais, sauvant un peu son honneur, rien n’a fonctionné samedi après-midi. « Quand on ne respecte pas les fondamentaux, on n’y est pas, regrettait le capitaine Jefferson Poirot. Nous sommes restés sur la préparation et nous n’avons pas switché sur ce qu’était un vrai match de championnat. Nous sommes restés en mode gentil. C’est une bonne piqûre de rappel. »

Urios les avait prévenus

Pourtant, les Girondins étaient prévenus. Ils savaient où ils mettaient les pieds et jeudi, après un entraînement décevant, le patron du sportif leur avait rappelé qu’en 2013, alors qu’il venait de monter avec Oyonnax, il avait battu le cador clermontois (30-19). À l’envie. « Désormais, on va trouver les solutions entre nous, on ne va pas trop parler. On va surtout continuer à travailler et fermer nos gueules. Ça s’appelle un bon coup de pompe au cul » poursuivait l’ancien talonneur.

Contrés dans le jeu au sol et mangés dans la volonté, les coéquipiers de Jefferson Poirot ne se cherchaient pour autant pas d’excuses après le match. « Nous avons juste à assumer et, surtout, s’y mettre, affirmait le pilier gauche. Dès que nous avons écarté la balle et fait deux temps de jeu, il y avait un contest et nous n’y étions pas. Je ne sais pas combien de ballons on a perdus dans les rucks, mais c’est trop. Il faut qu’on arrête de penser qu’on ne va faire que des passes après contact. Sinon, la saison va être longue. Nous sommes peut-être restés à Lille après le match de Toulouse. Désormais, nous sommes revenus sur terre et ça va nous faire du bien. » Le Stade français, qui se déplace à Bordeaux ce week-end, est à son tour prévenu.

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Pablo Ordas
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