L’Usap a connu un bizutage en règle

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Trop fébriles et inefficaces balle en main, les champions de Pro D2 n’ont pu rivaliser sur la durée face à plus forts qu’eux. Ils savent ce qu’il leur faudra améliorer en vue d’un match déjà crucial contre Biarritz, samedi.

L’Usap voulait voir et savoir. Elle a vu. Et elle sait maintenant : dans un Top 14 aussi impitoyable que dans ses souvenirs, elle devra élever le niveau de jeu affiché lors de son baptême du feu pour espérer exister. Après quatre-vingts minutes d’un test-match abordé avec autant d’excitation que de crainte, sur la pelouse des redoutables Corréziens, « il y a beaucoup de déception mais aussi beaucoup de leçons à tirer », dixit Patrick Arlettaz.

La colonne des plus se limite à une ligne. « L’équipe était venue ici pour montrer un visage combatif. Ça, c’est réussi. Sur l’envie et l’engagement, les joueurs y étaient. Mais en Top 14, ça ne suffit pas, évidemment. » En substance, le manager a ainsi résumé la partie dans le vestiaire : « Nous avons perdu sur le rugby, pas sur l’état d’esprit. » Ça peut sembler être une mince consolation mais, sur la durée, cet atout se révélera sans aucun doute précieux. La colonne des moins ? Elle se trouve bien fournie. Entre des maladresses en série balle en main, une défense trop naïve dans les moments clés, des sorties de camp catastrophiques et une conquête quelque peu aléatoire, les supporters catalans n’ont pas reconnu la formation pleine de maîtrise du Pro D2. Pis : par moments, les fantômes de 2018 ont dû ressurgir en voyant leurs favoris attaquer en vain, Afusipa Taumoepeau être soulevé sur une dizaine de mètres, Sadek Deghmache envoyer deux chandelles en touche ou encore Mamea Lemalu commettre des en-avant avant même l’impact. « Il y avait de la fébrilité, on a joué un peu crispé, regrette Damien Chouly. On s’est mis sous pression nous-mêmes. »

« Une petite finale »

Cette entame de saison ne peut être considérée comme une franche réussite. Mais, aux yeux des intéressés, elle ne présage en rien de la suite. Tout reste à écrire. Une évidence : « Je suis venu perdre plein de fois ici, rappelle Damien Chouly. On ne peut pas faire de bilan après une journée. » Après la deuxième, un premier point de passage sera en revanche incontournable. Surtout au regard de l’identité de l’adversaire : Biarritz, l’autre promu. « C’est une première petite finale à Aimé-Giral, appuie Patrick Arlettaz. Ce ne sera pas la fin du championnat mais c’est un rendez-vous important. »

À l’occasion duquel les Sang et Or devront se montrer sous un autre jour. Surtout dans leur production offensive. « Derrière, on n’a rien fait », souffle Jean-Bernard Pujol. « On ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes, nous n’avons pas été assez mobiles pour les inquiéter dans le sens et n’avons pas su enclencher la dynamique malgré de bonnes situations dans le fermé, complète son entraîneur. Il faut progresser très vite dans le rugby pour être au niveau. » Jean-Bernard Pujol l’affirme comme une doctrine : « Le maintien passera par le jeu. » Avec Melvyn Jaminet sur le terrain et le public dans le dos, le XV catalan disposera de deux atouts majeurs en plus pour lancer sa saison.

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