Montauban par K.-O.

  • Le Namibien de l’USM Tjiuee Uanivi a régné dans les airs face à Carcassonne.
    Le Namibien de l’USM Tjiuee Uanivi a régné dans les airs face à Carcassonne. Manuel Massip - Manuel Massip
Publié le

Au terme d’un match âpre, sans grandes envolées, l’USM s’est montré plus conquérante et s’offre un deuxième succès en autant de rencontres. 

Dire que cette rencontre entre Montauban et Carcassonne a donné lieu à un spectacle exceptionnel serait mentir, mais l’USM n’en a cure. « On prend tout ce qu’il y a. On n’a peut-être pas vu un grand match de rugby mais on a vu un vrai match de rugby », s’enthousiasmait Florent Wieczorek à l’issue du match. L’entraîneur des avants avait de quoi avoir le sourire puisque ses hommes l’ont emporté sur un terrain qu’il connaît bien : celui de la conquête et de l’engagement. « Je suis très content du match des avants, avec un engagement sans faille. Ce qu’on veut cette saison, ce sont des actes et il y en a eu ce soir. »

Dominants en conquête avec un Tjiuee Uanivi impérial, les Vert et Noir ont réussi à imposer leur rythme sur ce match, tenant à distance des Carcassonnais trop indisciplinés. « Sur l’ensemble du match, en aucun cas on n’a été en danger, lance Jérôme Bosviel, auteur de 20 points au pied. On se fait peur tout seul. Il y a eu des erreurs individuelles, mais pas de système. » Parmi ces erreurs, celle de Kelly Meafua qui, sur une mauvaise réception d’un ballon haut, offre le seul essai des Audois à Maxime Marty.

La bête noire n’est plus

Mais avant cette imprécision, l’USM avait déjà pris de l’avance en première période. La botte de Bosviel et le premier essai de Dan Malafosse sous ses nouvelles couleurs permettaient aux locaux de faire la course en tête. Ensuite, les Vert et Noir ont simplement su profiter des erreurs adverses. « On voulait à tout prix gagner ce match contre notre bête noire », confiait Bosviel. L’ouvreur faisait ici référence au fait que Carcassonne restait sur une série de quatre victoires consécutives face à Montauban. Alors forcément, il y avait de quoi avoir mauvaise mine du côté des Audois.

« Nous avons été beaucoup trop imprécis sur les phases de ruck et en conquête, alors que d’habitude, c’est notre point fort, soufflait le capitaine Clément Doumenc. En mêlée, ça a été compliqué, on ne va pas revenir sur l’arbitrage mais bon… » Même constat pour Christian Labit pour qui la défaite est « amère », notamment au niveau de l’arbitrage : « Je ne suis pas convaincu que toutes les mêlées étaient sanctionnables de notre côté. » Il n’empêche qu’en deuxième mi-temps, c’est sur ce secteur de jeu que les Montalbanais ont appuyé pour mettre à mal leurs adversaires. Le tout, devant un public de Sapiac retrouvé. « On voulait le faire pour nous et pour notre famille, les supporters qui étaient dans les tribunes », avouait Bosviel.

« Quel plaisir de retrouver le public par une victoire », abondait Wieczorek. Avec deux victoires au compteur, ses hommes remplissent largement le contrat en ce début de saison. Et ce, aussi bien au niveau comptable que dans la manière. Wieczorek explique : « Il faut coller à l’ADN du club. Historiquement, Montauban a toujours eu des avants rudes et une équipe de guerrier. Et c’est d’ailleurs la commande des supporters ! » Ces derniers étaient donc ravis d’entonner une nouvelle fois leur fameuse devise : « Sapiac, ça pique ».

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Yannis Guillou
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?