L'étoile de la semaine : Coly stratosphérique

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En ce début de championnat, Léo Coly, le jeune demi de mêlée montois, semble avoir pris une nouvelle dimension qu’il faudra confirmer dans les semaines à venir.

La prestation de Léo Coly vendredi face Bourg-en-Bresse est de celles que tout joueur de rugby rêve de produire une fois dans sa carrière. En soixante minutes passées sur le pré du stade André et Guy-Boniface, le garçon, formé à Biscarrosse, a réalisé un sans-faute dans les tirs au but et inscrit la bagatelle de 31 points dont trois essais. Il cumule ainsi un total de 50 points en deux rencontres, puisqu’il avait déjà inscrit 19 points à Narbonne avec là aussi un 100 % de réussite dans les tirs au but.

Pour autant, au sortir de ce match qui restera longtemps dans sa mémoire, le champion du monde moins de 20 ans en 2019 gardait les pieds sur terre : « La saison dernière a été compliquée pour l’ensemble du groupe et pour moi particulièrement. Jusqu’alors tout était allé très vite, tout me souriait, et l’an dernier je me suis trouvé un peu en échec. Cela m’a fait redescendre sur terre et m’a donné envie de travailler plus fort pour performer lorsque j’ai la chance d’être sur le terrain. C’est le cas pour l’instant, mais rien n’est acquis. Dans ce sport, lorsqu’on fait une mauvaise performance on peut l’effacer au match suivant, mais l’inverse est vrai aussi. On attendra la fin de saison pour savoir si j’ai réussi à rester à peu près constant. »

Reste que, malgré ce discours plein d’humilité, Léo Coly marche sur l’eau depuis l’entame du championnat. Mais au-delà des considérations statistiques, ce qui frappe, c’est son évolution dans la conduite du jeu. Le voilà enfin comme on l’attend, vif, prêt à prendre des initiatives personnelles qui lui profitent ou profitent à ses partenaires. Pour preuve son deuxième essai de la soirée, où il s’est infiltré à vitesse grand V derrière un ruck pour aller s’affaler dans l’en-but, ou cette fixation somptueuse au sortir d’une touche montoise pour ménager un boulevard à son ailier Pierre Sayerse.

Stéphane Prosper, le nouvel élément du staff montois, n’est pas surpris par la prestation de son demi de mêlée. Il connaît son potentiel mais sait aussi que pour qu’il puisse s’exprimer, des conditions doivent être remplies : « Lorsqu’on gagne les collisions, que les attitudes au contact permettent de vite éjecter le ballon dans des conditions de confort, c’est forcément plus facile pour un demi de mêlée. C’est ce que nous arrivons à faire en ce début de saison. » En somme, on en revient toujours à la même chose : c’est le collectif qui fait briller les individus, rarement l’inverse.

Pierre Baylet
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