Maxime Marty, l’aile flamboyante de l’USC

  • Maxime Marty a démarré la saison à merveille avec un essai inscrit.
    Maxime Marty a démarré la saison à merveille avec un essai inscrit. Photo Stéphanie Biscaye
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Formé au Stade toulousain, Champion du monde U20, Maxime Marty va retrouver ses anciens coéquipiers ce soir. Des retrouvailles que Maxime souhaite victorieuses.

Maxime Marty ne pouvait pas échapper à un destin ovale. Quand on a un papa qui a évolué à Auch au poste de deuxième ligne au cœur des années soixante-dix et côtoyé Jacques Fouroux et Jacques Brunel, le fils cadet ne pouvait qu’emprunter un chemin menant à une vie rugbystique. Tout petit, Maxime a franchi la porte du stade Ernest-Wallon. Il a fait ses premiers pas au sein des moins de 6 ans et a ensuite gravi tous les échelons qui mènent jusqu’à l’équipe fanion. Au sein de cette dernière, Maxime a marqué les esprits le 17 avril dernier face à Castres.

Ce jour-là, le Stade toulousain s’incline (26-24) avec une formation volontairement rajeunie. Bien des spectateurs ont en mémoire sa (folle) relance qui a abouti à une magnifique réalisation de Matthis Lebel. « Le Stade toulousain reste un grand moment de ma vie sportive, dit l’ailier carcassonnais licencié en Staps. Je n’ai que de bons souvenirs. Je garde en mémoire mes deux premiers éducateurs que j’avais en U6 : Christelle et Nicolas. Ils étaient patients et vraiment adorables. Dans les catégories supérieures, j’ai une profonde estime pour François Borde avec lequel j’ai bien progressé. Au sein des catégories jeunes, deux évènements m’ont marqué : le Super Challenge Midi-Olympique à Toulon en 2013 et la finale Alamercery perdue en 2015 face à Agen. » 

En 2018, l’année de ses vingt printemps, le Toulousain est devenu un ailier confirmé. Il rejoint la sélection nationale moins de 20 ans avec laquelle il s’offre un magnifique doublé : le Tournoi des 6 Nations et le titre mondial face à l’Angleterre. « C’est le meilleur souvenir de ma carrière avec le titre de Pro D2 remporté avec Bayonne en 2019 », dit-il.

"On se branche par texto avec Jules Even"

Après la pige bayonnaise, Maxime rejoint le Stade montois et en garde un excellent souvenir. « J’ai retrouvé David Darricarrère, il y avait une superbe ambiance. Malheureusement, il y a eu la Covid-19 qui a gâché bien des choses. Je reste en contact avec de nombreux joueurs. Depuis le début de la semaine, on se branche avec Jules Even, l’arrière, par texto.» 

L’ailier carcassonnais est certes flatté de retrouver ses anciens coéquipiers, mais a la ferme intention d’aller chercher la victoire. Il a également une idée derrière la tête. « À Montauban, je suis content d’avoir inscrit mon premier essai de la saison, mais malheureusement, nous avons perdu. Nous souhaitons nous racheter, car nous n’avons pas vraiment été à la hauteur. Personnellement, j’aimerais aussi marquer mon premier essai à Albert-Domec. Mais plus que l’envie de marquer, j’espère tout simplement que nous allons renouer avec la victoire. Nous avons un beau défi à relever. »

Entre une formation carcassonnaise en quête de rachat après le faux pas montalbanais et une formation montoise forte de deux succès en autant de rencontres, le débat s’annonce très indécis d’autant que ce soir, la pluie a bien l’intention de s’inviter au débat. Pas de quoi gâcher l’enthousiasme de Maxime. À 23 ans, le Toulousain d’Aucamville a déjà une sacrée expérience. Tout laisse croire qu’il a encore de belles lignes à écrire et de nombreux matchs à disputer.

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Didier NAVARRE
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