Biarritz : on dirait pas (encore) le Sud

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    Biarritz : on dirait pas (encore) le Sud Patrick Derewiany - Patrick Derewiany
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Le quatuor d’attaquants sudistes n’a pas eu l'apport escompté. Pis : il a coûté cher, entre cartons, erreurs de mains et fautes de défense.

« On ne pouvait pas rester éternellement sur notre petit nuage. » À Aimé-Giral, Romain Lonca et ses partenaires ont connu un brutal retour sur terre. Pourtant, après dix minutes de jeu, leur plan avait été parfaitement exécuté. À base de grattages, de jeu de pression et de groupés destructeurs. Mais la mécanique basque s’est progressivement enrayée : quelques touches perdues par-ci, des fautes inutiles par-là et un jeu de ligne décevant ont, entre autres, contribué à ce déclin.

Ce qui constituait sur le papier la plus grande force du promu biarrot face à son alter ego catalan s’est révélé être un des points noirs de sa journée : sa ligne de trois-quarts 100 % sudiste, du 11 au 14. Tout a commencé par deux cartons jaunes : les charges à retardement de Francis Saili (deux sélections avec les All Blacks) puis Henry Speight (19 capes avec l’Australie) ont brisé l’élan de leur formation et aidé l'Usap à inverser la tendance. Par la suite, les individualités des lignes arrière n’ont pas su provoquer l’étincelle attendue. La recrue Tevita Kuridrani (61 sélections) n’est encore que l’ombre du Wallaby que la planète ovale connaît, Francis Saili n’est décidément pas en verve face à Perpignan et Henry Speight reste un point d’interrogation pour tous les observateurs. Au-delà des actions individuelles, l’ensemble a manqué de liant comme l’a crûment montré une litanie d'actions brouillonnes et infructueuses. « Derrière, il nous faut trouver les marques pour les positionnements, évoque Romain Lonca. Il y a du travail à faire mais ce n’est que le début de saison. Je suis confiant, nous allons trouver des solutions. »

« Il a peut-être manqué l’aspect collectif »

Samedi, le décalage s’est fait attendre et n’est pas arrivé. Seule exception : la belle passe après contact de Gavin Stark, à l’origine du deuxième essai des siens. Trop tard. Pis, la ligne de trois-quarts a été plus ou moins impliquée sur les trois essais catalans : sur le premier, la défense a été dépassée par la vitesse de Melvyn Jaminet et Francis Saili a cafouillé le ballon sous pression ; sur le deuxième, Tevita Kuridrani a été dérouté par la feinte de passe de Tristan Tedder ; sur le dernier, les défenseurs ont laissé trop d’espace à Jean-Bernard Pujol sur son aile. Autant de moments clés qui ont nourri, entre autres, la frustration des visiteurs : « Je suis déçu par la performance, grimace Shaun Sowerby. Il a peut-être manqué l’aspect collectif. On a oublié ce qui a fait notre force la semaine passée. Il faudra retrouver la même démarche, la même approche et tout donner dès la semaine. » Il vaudrait mieux, notamment du côté des lignes arrière. Car face au Racing 92 et à son attaque, présentée comme la plus belle d’Europe sur le papier, ça ne pardonnera sûrement pas.

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Les commentaires (1)
Chabalou Il y a 5 jours Le 13/09/2021 à 10:29

Très bonne analyse. Le Bo était bien parti et ces 2 cartons jaunes ont pesé malgré tout. Les lignes arrieres n 'ont pas été au niveau. Et Perpignan a été super réaliste avec super Jaminet...le monsieur plus. Une belle occasion gâchée de battre un concurrent au maintien