L’Aréna était-elle trop grande pour le Stade rochelais ?

  • L’Aréna était-elle trop grande pour le Stade rochelais ?
    L’Aréna était-elle trop grande pour le Stade rochelais ? Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Globalement étouffés par une défense intelligente et organisée, Ronan O’Gara et les Maritimes ont quitté Nanterre sèchement battus…

On ne sait si l’Arena est trop grande ou pas pour Ronan O’Gara. Mais depuis qu’il a pris en mains le destin du Stade rochelais il y a un peu plus de deux saisons, le Munsterman s’est toujours fait âprement secouer à Nanterre : après avoir encaissé cinquante points en 2019 (50-14), le technicien irlandais en a ramené tout autant l’année suivante (49-0) et quelques-uns (23-10) cette fois-ci. Non pas que le Racing ait été samedi soir impérial ou archi-dominant : la bande à Fickou, pénalisée à cinq reprises en mêlée fermée et globalement secouée sur les impacts, a joué l’immense partie de ce match sans le ballon, se contentant le plus souvent des miettes laissées en chemin par Raymond Rhule et Wiiaan Liebenberg, les deux « malestrucs » de la soirée.
Mais comme dit la chanson, ce Racing a du cœur et, dominé comme il le fut rarement à Paris-La Défense-Arena, le club des Hauts-de-Seine parvint néanmoins à repousser les attaques rochelaises pour s’offrir un épilogue plus apaisé qu’on ne l’aurait cru. « Quand l’équipe est forte mentalement comme elle l’a été, expliquait Laurent Travers en conférence de presse, nous gagnons des matchs. C’est grâce à une défense, à un état d’esprit, que l’on construit une saison. À 10-10, je n’ai jamais senti l’équipe paniquer. Cela n’a pas toujours été le cas, l’an passé ». Sur la même thématique, l’ailier argentin Juan Imhoff poursuivait ainsi : « La saison dernière, nous n’avons pas toujours été bons à domicile et au fil du temps, les équipes se sont mises à adorer venir à Paris-La Défense-Arena. Il fallait casser ce plaisir que prennent nos adversaires, quand ils viennent jouer chez nous. »

Merci, Szarzewski !

De toute évidence, le temps est aujourd’hui venu de saluer le travail de fourmi que réalise Dimitri Szarzewski depuis un peu plus d’un an. Propulsé entraîneur de la défense francilienne (il avait remplacé à ce poste Chris Masoe) après avoir fait ses armes avec les Espoirs du club, « le Tsar » a tissé autour de lui un rideau défensif agressif, intelligent et surtout, capable de se reformer à une vitesse hallucinante. Et si les colosses de l’Atlantique, évidemment amputés de Will Skelton, Jonathan Danty, Tawera Kerr-Barlow, Brice Dulin ou Levani Botia, ont eu tant de mal à « scorer » (cet odieux barbarisme fleurit actuellement comme du pissenlit, dans le mundillo du rugby pro) c’est avant tout parce que la défense du Racing fut à bien des titres étouffante, courageuse et déterminée. Pour « le tsar », c’est une première victoire…
 

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?