Le FCG dans la douleur

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Sans génie, les grenoblois ont su commettre moins d’erreurs que les agenais pour leur infliger une trentième défaite consécutive.

C’est peu dire que le spectacle proposé ce jeudi n’a pas fait regretter aux supporters demeurés devant leur écran de ne pas s’être déplacés au stade des Alpes. Car au terme d’un match dont l’essentiel s’est joué en première mi-temps (avec un superbe essai de Qadiri au soutien d’un beau mouvement amorcé par les expérimentés Escande et Blanc-Mappaz puis bien prolongé par les petits Voironnais Martel et Sarragallet), auquel les Agenais répliquèrent par une mêlée conquérante bonifiée par un bon départ de Samuel Nollet. Ensuite ? On assista surtout à un festival de part et d’autres globalement mieux exploité par les buteurs grenoblois, qui plus est bridées par un arbitrage ultra-tâtillon. « Ça a été laborieux, on perd une grosse quinzaine de ballons sur nos propres erreurs, sans que les Agenais n’aient à faire quoi que ce soit, concédait l’entraîneur des avants isérois Arnaud Héguy. Ça vient de nous, c’est un problème de concentration, de technique. Les joueurs ont compris ce qu’on attend d’eux, il faut en revanche franchir encore un cap dans la gestuelle, la maîtrise, les timings. Sur la réalisation de technique, il y a encore beaucoup de travail. » 

Dynamiques inverses

Un air de déjà-vu, pointé du doigt par le capitaine Steeve Blanc-Mappaz. « Peut-être qu’inconsciemment, le scenario d’Oyo trottait dans nos têtes. Le contenu a peut-être laissé à désirer, mais on travaille pour gagner et c’est chose faite. La victoire est là, et c’est un début de dynamique qu’il s’agit maintenant de conserver. » Tout le contraire des Agenais en somme, qui ont subi leur 30e défaite consécutive depuis février 2020, donnant même parfois l’impression de se saborder tant la victoire tant attendue semblait à leur portée. « On récupère un point de bonus qui sera précieux, mais il y a une part de frustration parce qu’on sentait qu’il y avait la place de mieux faire, déplorait le capitaine Arnaud Duputs. On commet trop d’erreurs stupides, on se fait par exemple prendre deux fois pour des hors-jeu où l’on part devant le botteur. Rien que si on enlève ces six points, on gagne le match… » 

Agen, balle de match gâchée

Ajoutez à cela le manque de réussite au pied du revenant Thomas Vincent (3/6), une touche défaillante (6 ballons égarés) et une balle de match mal négociée à la 78e, et vous comprendrez un peu mieux l’amertume des suavistes, Duputs faisant malgré tout preuve de philosophie face aux critiques au sujet de cet ultime ballon. « Comme nous avions pris 2 ou 3 fois les grenoblois sur nos portés, on a pensé qu’ils allaient s’adapter et on a décidé de tenter ce « coup gagnant » qu’on avait travaillé dans la semaine. Pour gagner, il faut être courageux et le courage, c’est aussi ne pas se contenter de faire des choses simplistes mais d’oser mettre en place ce qu’on bosse. À force, ça paiera. » Il le faudra très vite, ne serait-ce que pour sauver au terme de ce bloc la tête d’un staff sur lequel le président Fonteneau a d’ores et déjà fait peser un ultimatum. Embryon de réponse attendu dès vendredi, face à Bourg-en-Bresse à Armandie…

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