Les adjoints dans les clubs, pour quoi faire ?

  • Laurent Labit et Fabien Galthié veulent collaborer le plus possible avec les clubs français.
    Laurent Labit et Fabien Galthié veulent collaborer le plus possible avec les clubs français. Icon Sport
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Quel objectif recherche exactement Fabien Galthié en envoyant son staff prêcher la bonne parole au plus près des clubs ? Éléments de réponse…

C’est un des serpents de mer de chaque sélectionneur lors de sa prise de fonction : sa volonté de se rapprocher des clubs et de construire main dans la main, avec les techniciens du terrain, l’équipe de France de demain. Des belles promesses, en pratique, qui se heurtent le plus souvent très vite à moult difficultés, entre querelles d’ego et problèmes de convention, sur fond de doublons et autres joyeusetés.

Les mauvais résultats du XV de France n’ayant, ces dix dernières années, pas vraiment aidé pour la paix des ménages. Sauf que, dans le cas du XV de France de Fabien Galthié, les belles paroles ont le plus souvent laissé place à des faits. Parce que le contexte global s’avère plus favorable, d’abord, la nouvelle convention rédigée entre les clubs et le XV de France ayant offert aux Bleus un cadre beaucoup plus confortable pour travailler, l’ensemble du rugby français ayant enfin intégré qu’il se dirigeait tout droit dans le mur si le XV de France ne redressait pas la barre en termes de résultats pour "sa" Coupe du monde en 2023. Mais aussi parce que les rapports humains se sont globalement réchauffés entre les techniciens de club et les membres du staff des Bleus qui en sont l’émanation, le manager Raphaël Ibanez jouant quant à lui le rôle de tampon pour apaiser certains tiraillements.

Dans les faits ? Des tensions demeurent, bien sûr, entre certains clubs et le staff des Bleus, comme à Toulon où celui-ci n’est pas le bienvenu sur le Campus RCT. Mais par ailleurs, c’est avec une globale bienveillance que Fabien Galthié et ses adjoints sont accueillis, l’immense majorité des staffs jouant le partage des données, notamment sur la condition physique. «Ce qui est intéressant dans la démarche du nouveau staff, c’est que l’échange n’est pas à sens unique, nous confiait un éminent entraîneur du Top 14. Lorsqu’ils se déplacent, ils s’entretiennent évidemment avec les joueurs qu’ils suivent et leurs entraîneurs, mais ils ne se contentent pas de venir voir ce qui se fait dans chaque club. Au contraire, ils sont très ouverts. S’ils n’imposent rien, ils n’hésitent pas à partager ce qu’ils font lors des rassemblements des Bleus, à intervenir lors des séances.»

La quête de l’Ovni

Un travail de fond qui vise autant à séduire qu’à convaincre, avec l’idée de partager l’identité du XV de France avec l’ensemble du rugby français. Pour preuve, Galthié et ses adjoints ne se contentent pas d’intervenir dans les clubs de l’élite, mais à descendre en Pro D2 où ils savent pouvoir dénicher le fameux «Ovni» qu’ils cherchent encore. Les cas récents d’Anthony Bouthier et de Melvyn Jaminet, pour ne citer qu’eux, ayant évidemment convaincu le staff tricolore de l’immense richesse du rugby français dans toutes ses strates, qu’il s’agit d’explorer de fond en comble.

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Nicolas ZANARDI
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