XV de France : deux ans pour séduire, deux autres pour gagner

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Enthousiasmants à souhait depuis le Début de l’ère Galthié, grâce notamment à une génération exceptionnelle, les Bleus ont trouvé des ressources incroyables et sont revenus dans le gotha du rugby mondial. Mais pour rafler la mise en 2023, il faut maintenant passer à l’échelon supérieur.

L’organisation de France 2023 a célébré en grande pompe, et comme il se devait, la date anniversaire la semaine passée. Dans deux ans, la Coupe du monde posera de nouveau ses valises dans l’Hexagone. Et si le compte à rebours est lancé pour Claude Atcher et ses équipes, il l’est aussi pour Fabien Galthié et ses hommes… Jamais, avant cette compétition internationale, les attentes n’ont été aussi grandes pour le XV de France. Certes, il y eut de magnifiques générations et même trois finales perdues (1987, 1999 et 2011). Mais le cru actuel semble tout posséder : le talent, le mental et la profondeur. Imaginez donc que, malgré une revue d’effectif plus large que de raison, ces Bleus ont laissé échapper la Coupe d’Automne des Nations pour une poignée de secondes à Twickenham en décembre 2020 devant les vice-champions du monde, avant de voir une tournée victorieuse en Australie leur filer d’un rien entre les doigts en juillet.

Voilà qui offre au sélectionneur un vivier assez incroyable, comme il le reconnaissait lui-même sur le plateau du Canal Rugby Club : "Au départ, on ne voulait pas dépasser les 50 joueurs sélectionnés et on est déjà à 67. Un Mondial, c’est long ; ça dure quatre mois avec la préparation, et il arrive toujours des choses improbables. Nous voulons traverser cette période avec le plus de densité possible, avec une équipe capable de relever tous les défis qui vont lui être proposés. L’enjeu, c’est de caper un maximum de joueurs cadres avec une émulation de deux à trois joueurs par poste." Sachant qu’il a aussi cité neuf noms de garçons suivis de près et la possibilité de voir débarquer un "OVNI". Alors qu’il est exactement à la moitié de son mandat, et qu’il reste à sa formation dix-huit matchs à disputer avant le grand soir du 8 septembre 2023, contre la Nouvelle-Zélande en ouverture du Mondial, Fabien Galthié veut que ses troupes - séduisantes à souhait depuis deux ans - transforment définitivement les promesses en réalité : "Quand on a pris l’équipe de France et qu’on a construit notre projet, on s’est donné une feuille de route. On va continuer à faire évoluer notre méthode. L’objectif est d’être encore meilleurs."

Un titre, maintenant

En clair, et même si l’ancien demi de mêlée se garde de l’évoquer ainsi, l‘étape suivante de garnir enfin le palmarès de la sélection, vierge depuis le grand chelem de 2010 (hormis des tournées en Argentine ou des trophées Garibaldi). Beaucoup des éléments qui composent désormais ce XV de France ont fini sur le toit du monde avec les moins de 20 ans (en 2018 et 2019). Les titres qui, d’ailleurs, avaient entraîné le retour au premier plan du rugby français. Autant dire qu’ils possèdent cette culture de la gagne, laquelle doit se matérialiser dans les mois à venir, au sein d’une équipe qui a concédé la très grande majorité de ses défaites dans les ultimes minutes. S’imposer dans les rendez-vous ou dans les instants décisifs, voilà la marge de progression de ce groupe. Les Baille, Marchand, Leroux, Alldritt, Dupont, Jalibert, Ntamack, Fickou, Vakatawa, Villière, Dulin et autres sont aujourd’hui trop forts pour ne pas saisir l’opportunité. Et ils auront une magnifique occasion de le prouver face aux All Blacks, le 20 novembre prochain au Stade de France.

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