François Trinh-Duc : « J’ai été aussi loin qu’il m’était possible d’aller »

  • François Trinh-duc : « J’ai été aussi loin qu’il m’était possible d’aller »
    François Trinh-duc : « J’ai été aussi loin qu’il m’était possible d’aller » Midi Olympique
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Il fut un temps où le rugby français ne regorgeait pas d’ouvreurs de haut niveau. Il fut un temps où les attentes de tous les rugbyphiles du pays reposaient sur le seul François Trinh-Duc, longtemps considéré comme le seul golden boy de notre minuscule univers. Pour Midi Olympique, « FTD » revient sur une carrière professionnelle débutée dans l’Hérault il y a maintenant dix-sept ans, évoque ses retrouvailles à Bordeaux avec « Loulou » Picamoles, revient sur la brouille avec Marc Lièvremont, revoit les décisions litigieuses de Craig Joubert en finale de Coupe du monde et retrace à rebours deux décennies de rugby. C’est à vous, maestro... 

Débarqué cet été en Gironde, où il terminera sa carrière sous les couleurs de l’UBB, « FTD » tire les dernières cartouches d’une carrière où il fut tantôt espéré comme le sauveur des Bleus, d’autres fois la cible de toutes les critiques. La vérité se trouve certainement entre les deux.

Qu’avez-vous fait de vos vacances ?

Ce fut plutôt tranquille. Je suis parti en Corse en famille et à mon retour, j’ai pris mes quartiers à Bordeaux.

Vos enfants s’intéressent-ils au rugby ?

Maintenant qu’ils grandissent, oui. Mes deux garçons ont fait leurs premiers pas à l’école de rugby du Racing, l’an dernier. Ils commencent à supporter, à regarder. J’ai toujours poussé pour qu’ils fassent un autre sport mais pour l’instant, c’est le rugby qui leur plaît. 

Pourquoi poussez-vous pour qu’ils pratiquent autre chose ? Aviez-vous peur de l’évolution du rugby ?

Peut-être... J’avais surtout envie de découvrir d’autres univers, à travers eux. 

A une époque de votre vie, il vous est parfois arrivé de rejoindre le Vietnam, le pays de vos aïeuls. Le faîtes-vous encore ?

Il m’est arrivé d’aller au Vietnam, à l’invitation de l’ambassade de France, pour prendre part là-bas à des actions humanitaires, aux côtés de différentes ONG. Depuis, j’ai monté un projet censé aider les enfants de contrées isolées du pays à accéder à l’éducation, à poursuivre un cursus scolaire... Plus tard, nous leur ferons aussi parvenir des denrées alimentaires, les initierons au rugby... Tout ça est petit à petit en train de se mettre en place. 

Qui est Vietnamien, chez vous ?

Mon grand-père. Je ne l’ai jamais connu. Il a été rapatrié en France avant la guerre, en tant que main d’œuvre indigène, puis a fait sa vie dans le Lot-et-Garonne. […] Depuis, mes oncles sont souvent retournés au Vietnam : ils ont recréé des liens avec la famille lointaine, dans le village natal de mon grand-père. 

Vous sortez d’un contrat de deux ans au Racing. Qu’en retiendrez-vous ?

Au vu de la qualité du groupe en place, on aurait pu faire mieux, je pense. On échoue en finale européenne (contre Exeter à Bristol, N.D.L.R.), on s’incline en demi-finale contre La Rochelle mais globalement, je garde de bons souvenirs de cette aventure au Racing. J’ai pu transmettre mon expérience, accompagner certains jeunes du club. 

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François Trinh-duc : « J’ai été aussi loin qu’il m’était possible d’aller » Midi Olympique

Comment avez-vous vécu le fait de n’être qu’une doublure, dans les Hauts-de-Seine?

Finn Russell est quelqu’un d’immensément talentueux. J’ai juste accepté le rôle qu’on m’a donné.

Pour vous, qui avez passé l’essentiel de votre carrière en première ligne, n’était-il pas difficile d’être un simple remplaçant, que ce soit au centre ou à l’ouverture ?

Quand j’ai signé, je savais à quoi m’attendre. La ligne de trois-quarts actuelle du Racing est hallucinante. Il n’y a, dedans, que des titulaires en puissance dans les équipes nationales. Parfois, j’ai évidemment ressenti de la frustration mais ce rôle de second ne m’a pas pesé outre mesure. J’ai essayé de tout donner lorsque j’entrais en jeu, d’être une vraie plus-value en fin de match.

Quid de l’anonymat relatif au contexte parisien ? Vous convenait-il ?

L’anonymat me va très bien... Je suis de nature plutôt réservée. […] Au Racing, j’ai juste tenté de transmettre ce que j’avais appris, d’aider Antoine Gibert comme j’avais pu le faire avec Louis Carbonel, lors de mon passage à Toulon (2016-2019). C’est aussi ce que j’essaierai de faire, modestement, avec Matthieu Jalibert ou Mateao Garcia à l’Union Bordeaux-Bègles. 

Les médias ont voulu, à un moment de votre vie, faire de vous le visage du XV de France, la tête de gondole de la sélection. Vous avez néanmoins toujours refusé d’endosser ce rôle. Cela vous gênait-il ?

Non. Être le numéro 10 de l’équipe de France et, supposément, le meilleur joueur du pays à son poste, était gratifiant. C’était quelque chose que j’avais envie d’aller chercher, en tout cas. Je ne veux pas cracher dans la soupe. Tout n’était pas mauvais, dans cette mise en lumière. Ca m’a aussi permis de découvrir d’autres univers, de vivre de belles expériences. 

Vous a-t-il fallu vous adapter à cette notoriété nouvelle, le jour où le public et les médias ont considéré que vous seriez la meilleure option pour mener le jeu de l'équipe nationale ?

Clairement, oui. Quand j'ai débuté ma carrière en pro à Montpellier (en 2004, N.D.L.R.), il y avait juste deux journalistes après les matchs. On les connaissait par coeur. L'un d'entre eux était même l'épouse d'un joueur (Hélène Macurdy, l’épouse de l’ancien deuxième du MHR, Michel Macurdy, N.D.L.R.). Quand j’ai débarqué à Marcoussis et que je suis tombé face à tous ces journalistes, toutes  ces caméras, c’était impressionnant. Je ne savais pas comment m’en dépatouiller. Je n’y avais pas été préparé. Alors, j’ai pris des cours d’éloquence, de media training... Il m’a fallu m’adapter, oui.

Il y a quelques mois, le magazine des cultures asiatiques Koï publiait une interview où vous annonciez la fin de votre carrière à l’issue de la saison 2020-2021. Que s’est-il passé, au juste ?

C’était juste un mauvais timing. Au moment où j’ai donné cet interview, en janvier 2021, on s’était mis d’accord avec le Racing ; entre nous, l’aventure était terminée. J’avais alors basculé sur une fin de carrière et je l’avais dit au journaliste de Koï. Dans la foulée, Christophe Urios et Laurent Marti m’ont appelé...

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Que s’est-il passé, alors ?

J’ai pris le temps de la réflexion. C’était une décision familiale, je voulais avoir la certitude d’avoir là-bas une bonne école pour mes enfants : je ne voulais pas mettre leur scolarité entre parenthèses puisqu’à ce sujet, les derniers temps avaient été très compliqués, en raison des confinements successifs. Une fois que le collège bordelais que nous avions ciblé a répondu favorablement, j’ai dit oui aux dirigeants de l’Union Bordeaux-Bègles.

Avez-vous déjà préparé l’après-rugby ? Quel est le plan ?

J’ai validé il y a quatre ans un Master de management à Grenoble et suis d’ores et déjà directeur d’un cabinet de conseil et d’ingénierie sur Montpellier. Je dirige une dizaine de personnes, actuellement. On recrute des ingénieurs de la santé, de l’industrie et de l’informatique pour accompagner nos partenaires sur des projets techniques. 

Revenons au rugby, si vous le voulez bien. Est-il vraiment possible de faire progresser Matthieu Jalibert ?

Disons qu’il est déjà bien avancé dans sa construction... Mais il y a toujours des choses à peaufiner, que ce soit sur la préparation mentale, l’animation ou la dimension physique... J’espère qu’entre lui et moi, tout se fera de façon très naturelle. 

Qui est selon vous le meilleur ouvreur français du moment ? Matthieu Jalibert ou Romain Ntamack ?

(il se marre) Déjà, c’est génial que le rugby français puisse compter à ce poste sur deux joueurs à ce point talentueux. Je pense aussi qu’ils peuvent être complémentaires : « 10-12 », « 10-15 », « 12-15 », ça peut fonctionner. Car nous, joueurs, détestons entendre dire : « L’un débute le match, l’autre le termine ».

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Clin d’œil du destin : vous retrouverez prochainement en Gironde Louis Picamoles, avec lequel vous avez démarré votre carrière professionnelle, il y a maintenant dix-sept ans. Quel effet cela fait-il, au juste ?

C’est plutôt drôle : quand on a démarré notre carrière professionnelle, on s’est dit qu’on la finirait ensemble en Australie ou au Japon. Nos femmes s’entendent bien, nos enfants ont à peu près le même âge. Avec Louis, on s’est toujours un peu suivis. C’est un lien très fort qui nous unit. 

Avez-vous commencé ensemble ?

Moi, j’ai débuté au Pic-Saint-Loup (un village de l’Hérault, N.D.L.R.) et lui, à Montpellier. Mais nous nous sommes rapidement affrontés en cadets. Retrouver Louis (Picamoles) à Bordeaux a pesé dans mon choix de rejoindre l’UBB, c’est évident.

Quel joueur était Louis Picamoles, il y a vingt ans ?

Il était déjà puissant, avec de grosses cuisses. Si tu ne l’attaquais pas aux chevilles, tu n’avais aucune chance de le faire tomber. Il faisait beaucoup jouer autour de lui, passait les bras... Nous qui étions plus fluets avions du mal à le contenir. On se mettait souvent à trois pour l’arrêter. Mais on l’a battu plusieurs fois, hein...

Quelle différence existe-t-il entre le François Trinh-Duc de 2008, qui faisait ses grands débuts en équipe de France, et celui d’aujourd’hui ?

Le joueur est plus expérimenté, posé et réléchi. Les qualités physiques, elles, sont naturellement plus réduites qu’elles ne l’étaient à mes débuts. Pour compenser, j’essaie d’avoir un temps d’avance, d’anticiper les coups, de lever la tête. Sur le terrain, mon rôle a évolué : j’ai moins de fougue et suis devenu patron, gestionnaire.

Tout au long de votre carrière, votre jeu au pied fut la cible de nombreuses critiques. Cela vous a-t-il agacé ?

C’était probablement justifié. Mais je ne me suis pas laissé abattre, j’ai beaucoup bossé pour rectifier le tir. J’ai même terminé une saison de Top 14 (2011-2012) avec le meilleur pourcentage de réussite du championnat, aux tirs aux buts. J’ai aussi fait partie des meilleurs réalisateurs à plusieurs reprises. 

Mais ?

Tous les rugbymen ont leurs qualités et leurs défauts. Moi, je retiens surtout que les entraîneurs m’ayant le plus apporté sont ceux qui mettaient en avant mes qualités. J’avais besoin de ce discours positif pour être en confiance. Je marche à l’instinct, à l’affectif. Quand un manager te rabâche tes défauts à longueur de journée, tu te demandes qu’est-ce que tu fous là... 

Avez-vous montré, au fil de votre carrière, votre meilleur rugby ? Certains parlent d’un immense gâchis vous concernant...

Je suis convaincu d’avoir atteint mon meilleur niveau sur une période assez longue. Quoi qu’on en pense, la performance est là. En 2010, l’année du dernier grand chelem de l’équipe de France, j’ai par exemple débuté les cinq matchs et quasiment disputé quatre-vingts minutes à chaque fois. Ce serait inimaginable, aujourd’hui. 

Alors ?

Oui, j’ai montré mon meilleur visage ; j’ai été aussi loin qu’il m’était possible d’aller.

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François Trinh-duc : « J’ai été aussi loin qu’il m’était possible d’aller » Midi Olympique

Les critiques vous touchaient-elles, à l'époque ?

Je ne suis pas très « réseaux sociaux » mais certains avaient beaucoup de courage, derrière leur écran ou derrière les mains courantes. Moi, ça me faisait plutôt sourire : j’ai toujours fait la part des choses entre les critiques constructives et celles gratuites, mal intentionnées. 

Il y a dix ans, le XV de France disputait à l’Eden Park d’Auckland la finale de la Coupe du monde néo-zélandaise. Que vous reste-t-il aujourd’hui de cette incroyable aventure?

Le sentiment est mitigé. C’était une aventure assez dingue, jalonnée de rebondissements hallucinants. En 2011, nous sommes passés par toutes les émotions. Mais pour être franc avec vous, je n’ai jamais revu un seul match de cette Coupe du monde.

Même pas la finale ?

Non. Au sujet de ce match, je ressens encore l’injustice qu’ont ressentie tant de Français devant leurs écrans de télés ou dans les tribunes. On n’a pas été aidé, quoi...

François Trinh-duc : « J’ai été aussi loin qu’il m’était possible d’aller »
François Trinh-duc : « J’ai été aussi loin qu’il m’était possible d’aller » Midi Olympique

Comment ça ?

Sur le terrain, on se sentait plus frais et meilleurs que les Néo-Zélandais. L’Eden Park avait été réduit au silence. C’était très fort. On avait fait taire un pays. 

Et l’arbitrage de monsieur Joubert, alors ? 

Beaucoup de ses décisions ont été difficiles à comprendre. Dans la semaine précédant ce match, des arbitres nous avaient briefés sur le mode de fonctionnement habituel de Craig Joubert, notamment en mêlée fermée. Mais le soir de la finale, il a fait tout l’inverse. C’était étonnant, quoi... 

Qu’y avait-il de spécial dans ce groupe France?

Il y avait de l’expérience, du talent et surtout, du caractère. Sur le terrain, il n’y avait quasiment que des capitaines de clubs. Après la défaite face au Tonga en phase de poule, l’équipe a su relever la tête et devenir autonome. 

L’autogestion de cette équipe est-elle un mythe ?

Ce n’est pas un mythe. (il marque une pause) J’ai échangé avec d’autres sportifs. L’autogestion, c’est quelque chose qui peut arriver mais au beau milieu d’une Coupe du monde, ça reste rarissime... En Nouvelle-Zélande, il y a eu une réelle prise de conscience. Les joueurs ont décidé de se prendre en main. 

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François Trinh-duc : « J’ai été aussi loin qu’il m’était possible d’aller » Midi Olympique

Dans une vidéo, Gonzalo Quesada, alors entraîneur du jeu au pied de la sélection tricolore, disait que vous aviez été très peiné de perdre votre place d’ouvreur au profit de Morgan Parra, en cours de compétition. Est-ce vrai ?

Cela n’a rien à voir avec Morgan. Il est un ami très proche et la semaine précédant la finale, j’avais même essayé de l’accompagner au maximum. Mais globalement, ce statut de remplaçant en Coupe du monde n’a pas été facile à accepter, c’est évident.

Après la blessure de Morgan Parra, vous êtes rapidement entré en jeu lors de cette finale. Pensez-vous souvent à cette pénalité manquée de la 65e minute ? Elle aurait permis au XV de France, mené 9 à 8, de reprendre l’avantage au score...

J’y ai beaucoup pensé, oui. Mais cela aurait-il changé le cours du match ? Il restait un quart d’heure de jeu, après tout. De mon côté, je me souviens surtout que personne ne voulait la prendre, cette pénalité-là... 

Au fil de cette Coupe du monde, vos relations avec Marc Lièvremont se sont rapidement tendues. à son retour en France, le sélectionneur de l’époque n’a pas été tendre avec vous dans son livre, « Cadrages et débordements ». Pour quelle raison ?

Pour moi, ce qui se passe dans le vestiaire devrait toujours y rester. Il avait visiblement une autre conception de la chose. [...] Mars (Lièvremont) a eu des mots durs vis-à-vis de moi pendant le Mondial et de mon côté, je ne me suis pas caché pour lui dire certaines choses. [...] Quand la Coupe du monde s'est terminée, je sais qu'il a eu peur que certains joueurs balancent ou sortent des histoires. Mais personne ne l'a trop fait. Lui a néanmoins choisi de sortir un livre, donnant sa version de l'histoire, racontant sa Coupe du monde... Ce n'était pas en phase avec les valeurs qu'il prônait. Mais ceux qui étaient là-bas savent comment ça s'est passé.

Vous êtes-vous reparlé, depuis ?

Non.

Ils se sont tant aimés...

Longtemps, Marc Lièvremont considéra François Trinh-Duc comme un fils. Longtemps, le Montpelliérain fut le titulaire indiscutable du poste d’ouvreur en équipe de France. Et puis, entre ces deux hommes, tout s’est brutalement effondré. Trinh-Duc, aussi génial que capricieux, était-il vraiment difficile à gérer au quotidien ? Méritait-il d’être remplacé, en plein Mondial, par un Morgan Parra pourtant considéré comme un demi de mêlée ? Pascal Papé, témoin privilégié des heurts répétés entre le sélectionneur et le joueur, analyse: « François Trinh-Duc n’était pas difficile à gérer. Il est faux de dire ça. Le problème, c’est qu’après la finale de Top 14 disputée par Montpellier (le 4 juin 2011, contre Toulouse), il a un peu fait la bringue et est arrivé en équipe de France en surpoids. Je ne l’avais jamais vu comme ça, d’ailleurs ! Même s’il a retrouvé la ligne assez vite, il s’est pris le bec avec Marc Lièvremont au début du Mondial et cela a duré pendant toute la compétition, voilà tout ». De retour de Nouvelle-Zélande, François Trinh-Duc croyait certainement en avoir fini avec le cauchemar d’une Coupe du monde passée sur le banc. C’était sans compter sur Marc Lièvremont. L’ex-sélectionneur, pourtant si prompt à reprocher aux autres de trahir les vérités du vestiaire, accablait l’ouvreur de Montpellier dans son livre, « Cadrages et Débordements ». Entre autres amabilités, Trinh-Duc y était comparé à « un mou, qui grommelle et baisse la tête quand ça ne va pas ». Et plus loin: « François n’assumait pas cette absence de perfectionnisme qui doit habiter tout professionnel du plus haut niveau. L’inspiration, c’est bien, mais la transpiration ça compte aussi ».

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