Ribeyrolles : « On nous reconnaît dans la rue ! »

  • Ce samedi, Fabrice Ribeyrolles et ses joueuses de l’ASM-Romagnat remettent leur titre en jeu. Un trophée qui leur a ouvert bien des portes alors qu’il n’était qu’un rêve en début de saison.
    Ce samedi, Fabrice Ribeyrolles et ses joueuses de l’ASM-Romagnat remettent leur titre en jeu. Un trophée qui leur a ouvert bien des portes alors qu’il n’était qu’un rêve en début de saison. Baptiste Barbat
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Ce samedi, Fabrice Ribeyrolles et ses joueuses de l’ASM-Romagnat remettent leur titre en jeu. Un trophée qui leur a ouvert bien des portes alors qu’il n’était qu’un rêve en début de saison.

Fabrice, vous êtes vous remis de votre folle fin de saison et des festivités qui ont suivi ?

C’est un peu compliqué. Ça a été long et intense, on a encore des demandes pour venir présenter le bouclier. C’est assez impressionnant l’engouement populaire qui s’est fondé autour de cette équipe. Les valeurs véhiculées ont énormément plu aux gens, et les collectivités, les entreprises, les medias ont voulu voir le bouclier, et rencontrer les filles. Dans tout ce qu’on fait, le bouclier est avec nous donc c’est difficile de passer à autre chose. Le premier match va nous faire du bien.

L’an passé, vous faisiez le constat de manquer de moyens, de sponsors, d’attractivité, les choses ont-elles évolué ?

Oui c’est indéniable. On nous reconnaît dans la rue ! On a eu la chance d’être la dernière équipe de la région encore en compétition. Quand l’ASM perd son barrage, tous les regards se tournent vers nous. Et puis les gens aiment les petits poucets, on bat le gros Montpellier, et puis la finale contre Blagnac à Blagnac, notre public était outré de voir ça avant la rencontre, donc ça rend l’histoire encore plus belle.

Et d’un point de vue du recrutement ?

Non, là il n’y a pas eu d’impact. Le recrutement était bouclé bien avant les phases finales. On recrute essentiellement des étudiantes et la plateforme Parcoursup doit être bouclée tôt au printemps.

Avec quelle philosophie entamez-vous cette saison ?

Maintenant il faut assumer le revers de la médaille. On est plus suivi, on a plus de partenaires mais tout le monde va vouloir vivre encore ces émotions. À Clermont, le lundi matin, les gens chercheront nos résultats et en tant que champion on sera attendu partout.

Vous avez perdu en match amical contre Montpellier, est-ce que ça ne vous replace pas dans la peau d’outsider que vous affectionnez tant ?

Ce n’est qu’un match de préparation mais oui ça nous a fait du bien d’encaisser des essais. Ça nous montre que si on ne progresse pas, on régresse. Après il faut être conscient qu’on a réalisé un exploit l’an passé. Les planètes étaient alignées, même si on n’a rien volé et qu’on a tout fait pour les aligner, ça ne se passera peut-être pas toujours aussi bien. L’objectif c’est les demi-finales, et puis on verra. Des fois on me dit que je suis Guy Roux. Mais ce week-end on a déjà 12 absentes entre internationales étrangères et blessées, donc ça peut aller très vite dans l’autre sens aussi.

Quel est votre point de vue concernant la nouvelle formule ? (voir-ci-dessus)

Ça me plaît. Une poule de 7 ça nous fait une phase de 12 matchs. L’an passé c’était 6 donc il ne fallait pas se louper. Là, c’est un championnat sur la durée. On conserve deux coupures importantes en novembre et en février-mars pour éviter les doublons. Nous n’aurons qu’un faux doublon lors de la dernière journée. La véritable interrogation, c’est : comment ferons-nous l’an prochain dans un championnat à 12, et une Coupe du monde en début de saison ?

Nous sommes sur une année Coupe du monde, la priorité est sur l’équipe de France, mais vous semblez bien cohabiter ?

(il souffle) Oui, en début de saison à peu près oui. Le problème c’est que la barrière d’ajustement, c’est nous les clubs. Dès qu’il y a un changement dans le calendrier, nous trinquons. Il y a toujours une bonne raison mais c’est fatigant. Les filles sont au milieu de tout ça et ça leur fait de sacré saisons. Le Covid n’a pas facilité les choses l’an passé mais bon, on verra, je ne suis pas sûr qu’on trouve un jour une entente parfaite mais pour le moment, on a juste hâte de débuter.

Baptiste Barbat
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