Florian Verhaeghe, toujours plus haut

  • Florian Verhaeghe prend le dessus en touche sur l'alignement briviste
    Florian Verhaeghe prend le dessus en touche sur l'alignement briviste Icon Sport - Alexandre Dimou
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Arrivé à l’été 2020, l’ancien deuxième ligne du Stade toulousain Florian Verhaeghe a pris une place de choix dans le pack des Cistes, malgré des débuts perturbés par des blessures. Récit.

Son nom n’était certainement pas le plus clinquant du recrutement montpelliérain de la saison dernière, où l’on trouvait le demi de mêlée champion du monde sud-africain Cobus Reinach, l’ailier tricolore Vincent Rattez ou encore deux « Sarries » en les personnes d’Alex Lozowski et Titi Lamositele. Et pourtant un an et demi après son arrivée, force et de conster que Florian Verhaeghe est l’une des meilleures pioches du staff héraultais, même s’il n’a pas eu de chance au début de son aventure montpelliéraine : « Peu après son arrivée, il s’est fait une luxation de l’épaule et a dû se faire opérer », raconte son manager Philippe Saint-André.

« Je vais jouer contre des mecs que j’apprécie »

L’intéressé s’en souvient comme si c’était hier : « Le pire, c’est que la butée que l’on m’avait posée s’est fissurée peu après, je suis donc reparti pour un mois de convalescence après seulement trois matchs. Arriver dans un club que l’on ne connaît pas, se blesser et ne pas jouer, ça fait ch… ! » Ironie du sort, c’est contre son ancien club, le Stade toulousain, qu’il rechute. La semaine suivante, il ne tient que 40 minutes contre Brive, et ne revient pas sur le terrain après la mi-temps.
La délivrance viendra finalement au mois de mars 2020 : deuxième clin d’œil de l’histoire, c’est encore contre le Stade toulousain (à domicile cette fois) qu’il retrouve la compétition et la victoire. Toulouse, le club qui l’a révélé, avec lequel il est devenu champion de France en 2019 et qu’il a choisi de quitter il y a deux saisons : « Difficile de partir ? Oui et non, nuance l’avant, non parce que j’étais en mésentente avec le manager de l’équipe. Mais oui parce que le Stade toulousain, c’est l’équipe dans laquelle je rêvais de jouer quand j’étais petit. Aujourd’hui, je ne regrette pas du tout mon choix. Je me sens bien ici, tant dans le vestiaire que sur le terrain et je vous avouerais que la vie à Montpellier n’est pas désagréable ! » La page toulousaine est tournée. Mais samedi, il jouera forcément un match particulier : « Déjà parce que je joue contre des mecs que j’apprécie, et aussi parce que c’est une grande équipe. On ne se prépare jamais de la même façon pour des matchs comme ça. C’est intéressant de voir le Stade toulousain depuis l’autre côté du terrain : c’est une équipe qui impressionne. Au moindre ballon perdu, on sait que cela peut aller derrière la ligne. »
Des ballons, Florian Verhaeghe va justement tenter d’en gagner un maximum. Au sol ou dans les airs, son secteur de prédilection : « Olivier Azam en a fait l’un des leaders de la touche, et nous sommes très satisfaits de ses performances, reprend Saint-André, Flo est aérien mais pas seulement, il apporté de l’agressivité et possède une bonne gestuelle de par sa formation toulousaine. L’année dernière, nous n’avons pas hésité à le faire jouer en 6 pour notre match à Toulon, qui fut l’un de nos meilleurs de la saison. » « Je n’étais pas vraiment à l’aise, j’avais mis une mi-temps à prendre mes repères, se souvient le joueur, maintenant cela ne me dérange plus. Les postes 4 et 6 se ressemblent. L’important pour moi c’est d’être sur le terrain. » Et il devrait encore y être, ce samedi, pour affronter le champion de France et d’Europe en titre.

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