Une question d’honneur pour le SUA

  • 699 jours que les Agenais n’ont pas gagné à Armandie. Pour son deuxième match à  domicile, le SUA de Paul Graou doit absolument vaincre le promu bressan.
    699 jours que les Agenais n’ont pas gagné à Armandie. Pour son deuxième match à domicile, le SUA de Paul Graou doit absolument vaincre le promu bressan. Photo M. O.- D. P.
Publié le , mis à jour

Après trois défaites inaugurales, Agen se doit de réagir. Surtout contre une équipe de Bourg-en-Bresse qui n’a, elle non plus, pas encore gagné cette saison.

Voilà plusieurs mois que Régis Sonnes attend « la passe et l’effort de plus » dans le jeu de ses hommes sur le terrain. Et tout le peuple agenais attend avec lui. Car il ne faut pas se mentir, en ce début de saison, la production du relégué de Top 14 n’est pas suffisante sur le terrain. « Les entraînements se passent bien mais il y a de la peur d’écarter au large à cause de ce manque de confiance », avoue Thomas Vincent, le jeune ouvreur lot-et-garonnais.

Si la mêlée et les ballons portés fonctionnent bien, tout comme la défense, il s’agit là de bien maigres axes de consolation. C’est une identité et une fierté que le SUA doit retrouver. Et vite.
« On doit gagner. Mais il faut faire preuve de beaucoup d’humilité », tempère David Ortiz, le coach des avants. Il faut dire que ce dernier voit ses avants performer en ce début de saison. Et heureusement. Malgré la touche… « Notre défaillance en touche ? C’est un tout. C’est collectif. Cela a été très pénalisant à Grenoble mais on a bien décortiqué le problème avec les leaders de touche », poursuit Ortiz. L’absence pour une entorse du genou de Clément Martinez, l’un des meilleurs éléments du début de saison, ne va pas aider en ce sens.
 

La peur d’Armandie

Chaque semaine on le répète, mais le chiffre est sans équivoque. 699 jours qu’Agen n’a plus gagné à Armandie. « C’est le deuxième match à domicile. Il faut se lâcher désormais », prévient l’entraîneur des avants. Et pour lâcher les chevaux, il faudra nécessairement passer par la ligne de trois-quarts. « Un beau mouvement qui amènerait un essai soulagera les avants, et nous mettra en confiance », confirme Thomas Vincent.

Et de poursuivre : « Nous avons de nombreuses combinaisons que nous travaillons à l’entraînement et que l’on n’a pas su mettre en place pour le moment lors des matchs. » Le peuple bleu et blanc n’attend que ça.

Dans sa bulle, le SU Agen n’a plus le choix aujourd’hui. Après trois défaites inaugurales, il ne peut se permettre de perdre contre une formation bressane elle aussi en difficulté en ce début de saison. Mais au-delà du « gagner moche », il sera important de se retrouver sur l’aspect offensif comme cela a été le cas lors des amicaux. Car à l’heure actuelle, le Sporting inquiète et son président veille au grain…

Mathieu Vich.
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