Ce Stade montois a faim

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Les Landais ont sorti une prestation de très haute tenue pour balayer Vannes, leur bête noire depuis plus de deux ans.

C’est le 9 novembre 2018 que les Montois avaient battu Vannes pour la dernière fois. Il y avait donc une certaine appréhension au moment de recevoir les Bretons venus s’imposer sur la pelouse landaise ces deux dernières années.

Mais cette fois, la tendance s’est inversée, et de quelle manière. Les Jaune et Noir ont tout simplement évolué comme dans un rêve tout au long de ce match, le clôturant par un essai de pénalité au terme d’une énième action de toute beauté.

Car les Vannetais ont été passés à la moulinette, battus dans tous les compartiments, conquête, duels, jeu au sol, agressivité, vitesse. Mais l’enseignement majeur de cette soirée tient en un mot : confiance. Entre une équipe portée par trois victoires inaugurales dont deux en déplacement, et l’autre lestée de trois défaites, dont deux à domicile, c’est bien ce paramètre qui, s’il n’explique pas tout, s’est tout de même avéré décisif.

Le vieux guerrier Yann Brethous, encore une fois admirable d’abnégation, tout en appelant à beaucoup d’humilité et de remise en question, a donné après match une des clés de ce début en fanfare : « C’est un vrai groupe de « potes » qui est en train de se construire entre les différentes générations. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ça. »

Les exemples nous viennent alors à la pelle pour décrire le visage transfiguré de ce Stade montois.

Jeunesse dorée

Louis Bruinsma, jeune seconde ligne appelé en renfort pour pallier la pénurie actuelle, auteur d’un match épatant, Simao Bento, arrivé du Portugal cet été, qui a fait l’étalage de toute sa classe pour sa première titularisation ou Mattéo Lalanne, pilier de vingt ans, pas le moins du monde inquiet à l’idée d’entrer dans une rencontre de ce calibre. Et on ne parle pas de Léo Banos, encore impérial jusqu’à sa blessure, de Léo Coly ou d’Alexandre de Nardi, les étoiles de cette jeunesse triomphante. Oui, quelque chose a changé au Stade montois en ce début de saison. Ce mélange détonnant de jeunes loups encadrés par des hommes d’expérience, les ajustements techniques et d’organisation opérés par un staff soudé, cette force et cet esprit collectifs forgés dans les difficultés de la saison passée, tout cela produit pour l’instant un effet détonnant. Et s’il y aura forcément des moments difficiles à traverser encore, cette embellie est à savourer, en même temps qu’elle a quelques vertus. Outre qu’elle permet de solder en une fois le lourd passif accumulé depuis deux ans et demi face à cette équipe vannetaise, elle envoie un message clair à la concurrence : Le Stade montois est de retour, et il a faim.

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Pierre BAYLET
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