À La Rochelle, l'absence de Skelton s'est faite ressentir

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    À La Rochelle, l'absence de Skelton s'est faite ressentir Vincent Duvivier - Vincent Duvivier
Publié le , mis à jour

Sous la pluie battante du Michelin, les Maritimes ont commis trop d’erreurs pour remporter le combat d’avants, leur faible rendement rappelant ce qui commence à ressembler à une « Skelton-dépendance ».

C’est peu dire que, malgré l’improbable scénario de la fin de match et cet improbable cadeau bonus offert par les Clermontois, la frustration était palpable dans les rangs rochelais. Parce qu’à cinq minutes du terme, les Maritimes se sont vus offrir deux balles de match qu’ils n’ont malheureusement pas concrétisées, une reptation au sol de Bourgarit annihilant une bonne séance de pilonnage avant qu’un mauvais lancer du talonneur international laisse passer la dernière occasion. Deux erreurs qui en symbolisaient finalement tant d’autres, le déchet technique accusé par les Rochelais sur la pelouse du Michelin (17 ballons perdus !) s’étant avéré irrémédiable face à des Clermontois aux abois.

« C’est assez facile de comprendre cette défaite, déplorait le manager Ronan O’Gara. Quand tu manques autant de précision dans les moments clés, il ne faut pas chercher trop loin. On s’est relâché trop facilement et voilà, match perdu. À l’extérieur, dans ce championnat, tu sais qu’il faut vraiment être irréprochable pour gagner à l’extérieur et on ne l’a pas été. En plus, même si notre stratégie m’a semblé plutôt bonne, il nous a manqué la petite étincelle pour tenter quelque chose de plus audacieux, notamment sur nos situations d’avantage.» « On est dedans, on ne fait pas un non-match, prolongeait l’expérimenté deuxième ligne Romain Sazy. Dans l’engagement, on a répondu. Malheureusement, on a manqué de patience. »

Un carton rouge comme un tournant du début de saison

Mais justement, comment expliquer cette nervosité, pour ne pas dire cette fébrilité ? Il ne faudrait pas nous pousser beaucoup pour affirmer que celles-ci doivent beaucoup à l’absence d’un seul homme. Au vrai, si les Rochelais se trouvent bien sur une série de trois défaites consécutives, on ne saurait oublier que les Maritimes avaient parfaitement entamé leur saison, jusqu’au carton rouge infligé à Skelton à la 57e minute de la première rencontre face à Toulouse. Un fait de jeu qui semble plus que jamais constituer un tournant en ce début de saison…

Car si l’absence de Skelton a coûté (très) cher contre Toulouse, elle s’est également fait ressentir sur la pelouse du Racing 92 et sous la pluie du Michelin, où la puissance du colosse australien a clairement manqué pour gagner les séquences de bras de fer près des lignes d’en-but, énorme point fort du Stade rochelais l’an dernier, qui s’est retourné contre lui depuis deux semaines. Pis, il semble que l’absence de Skelton se ressente globalement sur la confiance de toute l’équipe, moins souveraine dans les moments chauds quand la présence de l’ancien joueur des Saracens rassurait ses partenaires.

O’Gara : « à l’équipe et à moi de nous bouger le c… »

Irrémédiable ? Bien sûr que non, puisque l’Australien sera de retour à la compétition dans quelques rencontres. Reste qu’en attendant, Ronan O’Gara va bien devoir trouver des solutions alternatives pour relancer la machine, d’autant plus que la doublure officielle de Skelton, Mathieu Tanguy, s’est blessée à l’épaule au Michelin. « C’est à moi d’entretenir cette confiance, de convaincre les joueurs que si on continue à faire ça, ça et ça, ça va marcher, posait O’Gara. On a besoin d’un résultat samedi, alors à l’équipe et à moi de nous bouger le cul pour y arriver devant notre public.» 

« Il faut arrêter de dire que ça ne passe pas loin, désormais il faut conjurer le sort, bien se préparer et battre Biarritz, qui fait un très bon début de saison, affirmait Romain Sazy. On connaît la valeur de ce groupe. Ça va forcément tourner.» Il le faudra bien, d’ailleurs. Après tout, le Stade rochelais a déjà gagné des matchs sans Skelton avant son arrivée. Il doit désormais démontrer que son collectif ne dépend pas d’une seule individualité, aussi démesurée soit-elle…

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Nicolas Zanardi
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