Castres obtient le nul malgré une touche défaillante

  • Castres s'est montré en difficulté dans le secteur aérien
    Castres s'est montré en difficulté dans le secteur aérien Midi Olympique - Aurélien Delhanduy
Publié le , mis à jour

Au terme d’un match suffocant, où les péripéties se sont succédées à un rythme effréné, Castres a arraché un bon match nul malgré la faillite de sa touche.

Les bonnes nouvelles, pour commencer. Castres n’a toujours pas perdu au terme des trois premières journées de Top 14 et a accroché un bon match nul face au Bordeaux-Bègles de Christophe Urios, enrayant ainsi une terrible série de quatre défaites. On a vu aussi les trois-quarts castrais inscrire un essai sublime, peut-être le plus beau que le Top 14 ait offert depuis le début de l’exercice en cours. La mêlée a aussi envoyé des signes très positifs, notamment en première période où les Castrais ont globalement dominé les débats dans ce secteur avant que le pack bordelais ne règle son curseur pour équilibrer le rapport de force au cours du match, notamment grâce à l’entrée en jeu de Benjamin Tameifuna.

Au vrai, une fois n’est pas coutume, c’est dans le secteur de la touche que les Castrais ont péché, et qu’ils ont sans doute perdu l’opportunité de remporter ce match. Les Tarnais ont perdu 9 ballons sur leurs 17 lancers en touche, soit un pourcentage de réussite de "seulement" 47 %. Insuffisant à ce niveau, contre un adversaire d’un calibre tel que celui de l’UBB. Mathieu Babillot, exemplaire capitaine et leader de combat, expliquait les raisons de la faillite dans ce secteur : «Ce fut très compliqué en touche, c’est vrai. L’UBB est une équipe qui dispose d’un excellent contre dans l’alignement, avec des joueurs comme Cameron (Woki) ou Alexandre (Roumat). Nous étions avertis, nous n’avons pas su nous adapter. À nous de continuer à travailler pour nous améliorer encore.»

Dernier invaincu avec Toulouse

Le capitaine tarnais a quand même apprécié la réaction de ses hommes après la perte de ses précieuses munitions : «J’ai aimé notre état d’esprit. À chaque fois que les Bordelais nous ont volé des ballons, on a su défendre très fort en étant performants dans les rucks, en ne prenant pas de ballon porté. On a été courageux et solidaires.» Sans occulter pour autant que cette mauvaise moisson en touche a peut-être privé le CO d’une troisième victoire de rang dans ce Top 14 : «En ayant nos ballons en touche, nous aurions pu être beaucoup plus dangereux, c’est une certitude.» On entend les propos du capitaine. Mais que le CO ne boude pas son plaisir pour autant. Il est, avec le grand Stade toulousain, la seule équipe encore invaincue dans ce Top 14. Voilà de quoi sourire.

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David BOURNIQUEL
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