Un nul aux allures de défaite pour l’Aviron

  • Première contre-performance de la saison pour les Basques de Shaun Venter.
    Première contre-performance de la saison pour les Basques de Shaun Venter. Midi Olympique - Pablo ORDAS
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L’aviron a calé à domicile face aux neversois avec un match nul heureux.

Un fort goût de défaite ! Bien amer ! Les Bayonnais sont tombés de haut face à la fraîcheur d’un adversaire qui ne s’attendait pas à tant d’« hospitalité ». Les Basques ont-ils connu un jour "sans" ou le mal est-il plus profond ? Un peu des deux sûrement.

Face à Nevers, rien n’est allé. Succession, cumul selon le mot de Maxime Lafage, d’erreurs, de fautes de mains, de choix tactiques, de mauvaises décisions. Un inventaire à la Prévert. Deux occasions d’essais en première période n’ont pas trouvé de concrétisation. Les ballons n’arriveront jamais à l’aile. Une pénalité sous les poteaux sera tapée en touche. De quoi raviver de mauvais souvenirs. Une touche sur pénalité non trouvée près de la ligne de Nevers à un moment stratégique. Et quand l’Aviron semblait tenir le résultat à deux minutes de la fin sur pénalité, il encaissait les trois points fatidiques sur une sortie de camp qui jamais n’allait arriver. La conquête défaillante, particulièrement en touche, était mise aussi en avant par Mariano Galarza. « Dans tous les secteurs de jeu, on a été vraiment très pauvres, confirmait-il. La conquête, cruciale en ProD2, est un point à améliorer. On a perdu confiance à cause de toutes ces touches perdues, dans cette mêlée fragile. Ça n’a pas aidé le reste de l’équipe. »

Un premier acte cauchemardesque

Hormis le début du match et la réaction après le carton rouge infligé à Yann David, l’Aviron n’a été que l’ombre de lui-même. Constat sévère de Yannick Bru : « La première mi-temps est un cauchemar, il faut le dire. On prend des décisions qui sont inacceptables et qui font que, dans un match mal embarqué, on s’enfonce inexorablement. »

Les maux repérés, parmi lesquels le plus aigu, l’inconstance de l’équipe à jouer pendant 80 minutes, avaient déjà été ressentis lors des trois premiers matchs. La victoire, peut-être en trompe-l’œil, à Vannes, a accentué ce que le manager définit comme un manque flagrant de modestie. « S’en sortir avec ce match nul avec le carton rouge, la suffisance que l’on a affichée en première mi-temps, la maladresse à d’autres moments et le manque d’humilité plus globalement, je pense que ça aurait mérité qu’on soit sanctionné plus durement. »

Bayonne s’en tire donc à moindres frais et reste toujours invaincu… Mais ce match résonne comme un avertissement. « C’est un mal pour un bien ! » analyse Maxime Lafage. Salutaire à ce moment de la saison et surtout avant le voyage à Grenoble qui conclura le bloc qui se voulait comme un test pour la suite du championnat. « Ce sera une grosse remise en question, continue le demi d’ouverture. Il nous tarde de retourner à l’entraînement très rapidement pour pouvoir enchaîner sur ce prochain match qui va être très important pour nous. »

Rattrapé par la réalité de la ProD2, enfoncé dans un niveau qui n’est pas le sien, Bayonne devra tout simplement prouver qu’il a les atouts pour figurer en haut de tableau.

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Edmond LATAILLADE
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