Un zéro pointé pour les Parisiens face à Toulon

  • Les hommes de Gonzalo Quesada ont été bien muselés par les joueurs du RCT
    Les hommes de Gonzalo Quesada ont été bien muselés par les joueurs du RCT Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Encore une fois battu, le Stade français s'est révélé presque indigent face au RCT. Troisième défaite en autant de rencontres et un zéro pointé au classement, la situation devient alarmante.

Vouloir rendre hommage à Christophe Dominici, c’est bien. L’acter par des faits, c’est mieux. Certes, pour la première fois, un trophée au nom du prestigieux ancien ailier du Stade français a été remis dimanche soir à l’issue de la rencontre. Mais, autant vous épargner le suspense, ce n’est pas le club de la capitale qui l’a soulevé. Le Stade français s’est totalement fourvoyé. Même l’ex-président emblématique des Soldats roses Max Guazzini a ironisé au micro de nos confrères de Canal + : « Ce serait bien que le Stade français lui rende hommage. » Et d’ajouter : « Si Domi avait été là, je pense que ça aurait été chaud dans les vestiaires. » Et pour cause. Les Parisiens se sont affichés dans un bien triste état. Peut-on parler d’infamie ? Assurément, oui. D’abord, en attaque. En vrac, on a vu Alex Arrate jeter un ballon en direction de Kylan Hamdaoui (8e), tout juste récupéré après rebond par Adrien Lapègue, non destinataire de la passe. On a vu aussi un alignement faire des feintes de saut… Sans jamais sauter (23e). On a vu des joueurs commettre des fautes grossières. Un exemple ? Tolu Latu, fraîchement entré en jeu suite au carton jaune de Lucas Da Silva pour la une énième pénalité sifflée contre le Stade français, empêcher les Toulonnais de jouer une pénalité rapidement en tapant le ballon. Ceci dit, et sans chercher à le défendre, le talonneur international australien était sur le banc des remplaçants pour voir à quel point la défense de ses partenaires s’était révélée pathétique sur deux actions similaires un peu plus tôt. Deux pénalités proches de la ligne jouées rapidement par le RCT et conclues par deux essais. Le premier de Facundo Isa (16e), emportant trois défenseurs sans vraiment forcer, en jouant seul le ballon. Le second, avec seulement deux temps de jeu et ressemblant tristement au premier par la facilité avec laquelle la défense stadiste a cédé, par Sergio Parisse (27e).

Une indiscipline meurtrière

 

Et que dire de la discipline ? à la pause, le demi de mêlée Arthur Coville semblait dépité. « On a certes le ballon, mais on fait plus d’une dizaine de fautes. On ne peut pas jouer de cette façon. C’est catastrophique. » Un élan de lucidité, peut-être le seul de cette équipe parisienne durant les quarante premières minutes (17-0). Le plus dramatique dans la performance parisienne, c’est que les joueurs de Gonzalo Quesada ont eu des opportunités. à plusieurs reprises, ils ont réussi à franchir le premier rideau toulonnais. En vain. À chaque fois, la même rengaine : un mauvais soutien offensif ici, un en-avant un peu plus loin. En seconde période, ils ont bien tenté de montrer un autre visage. Là encore, sans vrai succès malgré une deuxième partie peut-être un peu plus équilibrée. Las, d’entrée, le jeune Léo Barré, 19 ans et première titularisation en Top 14, offrait un essai aux Varois sur un mauvais jeu au pied tombé directement dans les bras de Gabin Villière et exploité par Thomas Salles (44e). Heureusement Loïc Godener a eu la bonne idée de conclure un ballon porté pour éviter l’humiliation de terminer fanny au tableau d’affichage du stade Mayol. Las, ce chiffre est celui qui colle au club de la capitale au classement général. Trois matchs, trois défaites, 111 points encaissés et un méchant zéro pointé au classement du Top 14.

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Arnaud BEURDELEY
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