Le Stade français engrange

  • Le Stade français, ici contre le Stade toulousain, s’est rassuré en ouverture de championnat. Photo Baptiste Barbat
    Le Stade français, ici contre le Stade toulousain, s’est rassuré en ouverture de championnat. Photo Baptiste Barbat Baptiste Barbat
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Pour la reprise, la majeure partie des rencontres n’ont pas été accrochées. Les gros se rassurent quand le Stade français fait déjà un pas vers le maintien.

C’était une des rares rencontres à enjeu du week-end. Le Stade français et les Amazones de Grenoble se retrouvaient en ouverture du championnat. Déjà à la lutte pour le maintien l’an passé, les deux formations avaient fini juste devant la zone rouge, seulement séparées par un petit point. Quand on sait qu’il y aura deux clubs de moins en Élite 1 l’an prochain, ces équipes se retrouvent automatiquement sur la sellette. On ne vous vendra pas cette rencontre comme une finale, mais assurément les points coûtaient déjà cher. Les visiteuses étaient les premières à ouvrir le score, avant que les Pink Rockets ne prennent le dessus, notamment en mêlée. « Ma réelle satisfaction, c’est l’état d’esprit, affirme l’entraîneur parisien Olivier Carreiras. Même menées, les filles ont fait preuve de sérénité tout au long de la partie, allant jusqu’à relancer les dernières actions pour finalement obtenir le bonus offensif. Mais c’est sûr que la mêlée a été une clé majeure de notre réussite. » En même temps, avec trois internationales dans le pack (Lenaïg Corson, Julie Annery et Coumba Diallo), les Parisiennes ont les arguments nécessaires pour renverser leurs adversaires. Une nouvelle fois les trois citées ont porté leur équipe, bien épaulées par un nom bien moins connu, celui de la pilier gauche Fanny Sade. « Je sens qu’elle a vraiment franchi un cap, elle a été décisive aujourd’hui », reprend le manager, avant de laisser la parole à la principale intéressée. « C’était déjà un vrai plaisir de retrouver les terrains, en plus à Jean-Bouin, avec cette équipe. Je pense sincèrement qu’on a le collectif et le staff pour aller loin cette saison. » Derrière, son entraîneur ne se cache pas non plus, il entend qu’on le catégorise parmi les équipes qui jouent le maintien, mais son objectif reste les play-off. Ambitieux mais pas prétentieux quand on sait qu’il n’y aura plus quatre mais huit équipes en phases finales.

Une première pour Bourdon


Parmi les autres faits marquants du week-end, le tenant du titre Clermont-Romagnat s’est extirpé du piège de Bobigny, malgré douze absentes. Lille-Villeneuve-d’Ascq s’impose dans la rencontre la plus disputée face au Lou (10-5). « C’était une rencontre importante pour le maintien, assure la coach Alexandra Pertus. On l’a bien préparé parce qu’on perd deux fois de peu l’an passé. On ne réalise pas le coup du siècle mais on est allé au bout du plan. C’est un match référence sur les deux dernières années, on a une équipe jeune mais on a pris le dessus dans le combat. C’est hyper satisfaisant ! » De son côté le Lou, très ambitieux, repart tout de même avec un point de son premier déplacement. Dernier fait notable, Pauline Bourdon a fait ses débuts avec le Stade toulousain. Des débuts salués par un essai et une ovation à sa sortie. Sa principale concurrente en équipe de France, Laure Sansus était replacée à l’arrière. Son nouvel entraîneur Olivier Marin nous assure de son côté qu’elles se partageront le poste, et qu’il y aura également du temps de jeu pour la prometteuse troisième du poste Océane Bordes. Il faudra par contre patienter pour voir le Stade bordelais « new look », exempt ce week-end, avec une panoplie de recrues internationales.

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Baptiste Barbat
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