Les Springboks (enfin) en Europe

  • Les Bulls de Johan Goosen seront de la partie ! Les Bulls de Johan Goosen seront de la partie !
    Les Bulls de Johan Goosen seront de la partie ! PA Images / Icon Sport
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Annoncée de longue date, l’intégration des principales provinces sud-africaines à la Ligue celte sera effective ce week-end, avec la première journée de la nouvelle United rugby championship.

L’idée faisait son chemin depuis plusieurs années, avant même la crise de la Covid-19 qui mit à genoux les finances des Fédérations du sud : l’Afrique du Sud et ses provinces, géographiquement dans l’autre hémisphère mais alignée sur les fuseaux horaires de l’Europe, rejoint donc le vieux continent. Une première pierre à ce rapprochement avait été posée avec l’intégration à la Ligue celte, en 2017, des Cheetahs et des Southern Kings.

Les deux provinces "mineures" d’Afrique du Sud sortent et, désormais, font place aux quatre entités majeures du rugby de club sud-africain : ce week-end, les Sharks (Durban), les Bulls (Pretoria), les Lions (Johannesbourg) et les Stormers (Le Cap) disputeront pour la première fois de leur histoire une rencontre de Ligue celte, qui passe pour l’occasion à seize équipes et change de nom : adieu la Guiness Pro 14, bienvenue au United Rugby Championship !

Un tel changement est à analyser selon plusieurs grilles de lecture. Sportivement, tout d’abord, l’intégration des provinces sud-africaines pourrait venir contester l’hégémonie irlandaise, dont les provinces ont remporté la compétition à treize reprises, sur vingt éditions.

Les quatre provinces sud-africaines, dans l’histoire du Super rugby, sont les seules à avoir su rivaliser avec les tout-puissants Néo-Zélandais. De quoi pimenter cette nouvelle "Ligue celte" avec des affiches alléchantes au programme.

"S’adapter aux nouvelles ambiances, à des stades pleins"

Côté sud-africain, on se réjouit d’ailleurs de l’intégration aux compétitions européennes. Ne serait-ce que pour rompre la routine. « À force d’affronter chaque année les mêmes équipes, nous étions entrés dans une certaine zone de confort. Vous jouez chaque week-end dans les mêmes stades, vides qui plus est. Vous ne changez jamais de structures d’entraînement. Cette fois, tout va être différent », se félicite Jake White, sélectionneur des champions du monde Springboks (2007), passé par Montpellier et qui officie aujourd’hui à la tête des Bulls.

« Dès ce week-end, nous nous rendons au Leinster. Ensuite, au Connacht. Cette nouveauté est excitante, le challenge sportif aussi. » Son adjoint Sean Everitt complète : « Le défi sera relevé pour les provinces sud-africaines. Nous sommes impatients de nous y mesurer. Le rugby qui nous sera proposé est différent. Il va aussi falloir s’adapter à de nouvelles ambiances, des stades pleins. Plein de choses nouvelles qui doivent nous permettre de nous améliorer.»

Pour des raisons pratiques, notamment liées aux déplacements longs entre l’Europe et l’Afrique du sud, le calendrier a été adapté et pensé sous forme de mini-tournées : les quatre premiers week-ends, les Sud-Africains resteront en Europe, pour y disputer autant de rencontres. Avant de rentrer au pays et d’accueillir, cette fois, quatre équipes européennes dans une autre "mini-tournée". Cardiff, Munster, les Scarlets et les Zebre seront les premiers à faire le voyage. Un système de roulement, privilégiant également les affrontements des Sud-africains entre eux, et qui livrera son verdict le week-end du 22 mai 2022. Il sera alors temps de passer aux phases finales. Les Sud-africains en seront-ils ?

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Léo FAURE
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