Le gros coup d’Aurillac

  • Les Aurillacois de Rhema Sagote remportent un match important pour la suite au Parc des Sports et de l’Amitié. Photo Stéphanie Biscaye
    Les Aurillacois de Rhema Sagote remportent un match important pour la suite au Parc des Sports et de l’Amitié. Photo Stéphanie Biscaye
Publié le , mis à jour

Les Cantalous se sont défaits des narbonnais en s’imposant 30-26 sur la pelouse du parc des sports et de l’amitié. une victoire qui fait du bien dans la lutte pour le maintien des aurillacois.

C’est la bonne opération de ce week-end de Pro D2. Aurillac s’est imposé en terre audoise, dans un match important pour le maintien. Ils le savaient et ils avaient bien évidemment coché ce match à l’encre rouge. Treizième au classement, juste devant Narbonne à l’aube de cette cinquième journée, le Stade aurillacois voulait terminer ce premier bloc en beauté avec une victoire qui leur permettrait de se rassurer pour la suite du championnat. S’il n’y a pas eu de débat en première mi-temps avec des Aurillacois qui ont fait preuve de pragmatisme et de maîtrise, les hommes de Romeo Gontineac se sont tout de même fait peur en seconde période, face au réveil narbonnais : « Sur la deuxième mi-temps, c’était très compliqué. On a pris pas mal de cartons jaunes mais on a réussi à garder la tête froide malgré la petite frayeur à la fin, qui a failli nous faire perdre le match. On s’est fait peur sur la deuxième période car dans la gestion du jeu, on n’a pas été bon. C’est vrai que l’on aurait pu se donner plus d’air largement avant », explique Marc Palmier, demi d’ouverture d’Aurillac. Effectivement les Cantaliens ont bien failli ne jamais relever la tête face à un RCN remonté à bloc et qui a su réagir. Sous pression les fautes se sont accumulées et la défense a été fragilisée, mais les coéquipiers de Pierre Roussel n’ont pas cédé.

Un drop kamikaze

« Mais pourquoi ? » C’est un peu ce que tout le monde s’est demandé quand le numéro 10 d’Aurillac a tenté un drop. Nous sommes dans les dernières minutes du match, après avoir subi le temps fort du RCN (qui recolle au score tant bien que mal), Aurillac se reprend et se retrouve dans les 22 mètres des Narbonnais. Dans l’avancée, l’essai synonyme de bonus offensif est à la portée des Cantaliens mais Palmier fait le choix de tenter un drop. Et ce qui devait arriver, arriva : tout le monde l’avait vu venir, le drop est contré et Narbonne se donne le droit d’y croire avec une percée qui permet aux Audois de se retrouver à quelques centimètres de la ligne d’en-but. Mais rien n’y fait, la défense adverse est bien en place et jamais les hommes de Julien Seron ne parviendront à aplatir l’essai de la victoire. Ce qui est un choix totalement assumé pour le demi d’ouverture est en revanche un manque de maturité pour David Banquet, entraîneur des avants d’Aurillac : « De la maturité, il en faut parce que quand on voit le drop qu’on tente à quatre minutes de la fin alors qu’on peut marquer un essai et prendre le bonus offensif… On a un groupe qui est relativement jeune et qui manque de maturité, oui. Il faut faire des erreurs pour ne plus les reproduire », assure-t-il.

L’état d’esprit

C’est sans doute ce qui a fait la différence dans cette fin de match serrée : le caractère, l’état d’esprit et l’envie d’y croire. Alors que les Narbonnais se mettent dans le rouge d’entrée de jeu avec toujours ce même problème, les mauvaises entames de match, Aurillac prend confiance en rentrant avec dix points d’avance à la pause. Malgré la réaction des Orange et Noir, c’est bien Aurillac qui a le dernier mot : « Pour gagner un match à l’extérieur, il faut beaucoup de cœur. Les joueurs ont démontré qu’ils avaient du caractère et c’est ce qu’on leur avait demandé. Peu importe le score, ce qu’on voulait voir, c’était une équipe qui avait envie », confirme David Banquet. Une performance donc encourageante de la part des Aurillacois, qui pourront se servir de ce match pour corriger certaines erreurs qui auraient pu leur coûter beaucoup plus cher.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Manon MOREAU
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?