Pro D2 - Bayonne ne l’a tout de même pas volé

  • Les Bayonnais ne s'étaient plus imposés en Isère depuis 1945
    Les Bayonnais ne s'étaient plus imposés en Isère depuis 1945 Icon Sport - Icon Sport
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Si les Grenoblois pouvaient légitimement pester contre des décisions contraires, il leur était toutefois difficile de contester la supériorité intrinsèque de Bayonnais encore très loin de tourner à plein régime.

Si l’on galvaude parfois le terme d’"historique", cette victoire de l’Aviron à Grenoble le mérite bel et bien, puisqu’il s’agissait du premier succès des Basques en Isère depuis 1945. Mais il faut croire que cette notion ne présentait pas une grande importance aux yeux des Ciel et Blanc, dont les attitudes d’après-match traduisaient la satisfaction d’avoir "fait le job", sans plus… «On s’impose un stress qui n’était pas nécessaire, déplorait après coup le manager Yannick Bru. Je suis lucide, il y a beaucoup de choses à revoir dans notre contenu, on fait tomber encore beaucoup de ballons. Mais je maintiens qu’il était très difficile de s’imposer ici, face à une équipe qui a beaucoup de qualités, dans un contexte hostile. On voulait terminer ce premier bloc invaincu, nous y sommes parvenus, bravo aux joueurs.» Même son de cloche dans la bouche de Gaëtan Germain qui, particulièrement visé et secoué par son ex-partenaire à Brive Benito Masilevu, en avait presque perdu sa proverbiale efficacité dans les tirs au but. Sans conséquence… «Depuis le début de la saison, je suis plutôt en réussite alors je ne veux pas me prendre la tête, souriait l’arrière bayonnais. Quand on dispose d’une bonne défense, on sait qu’on peut voyager. On voulait une réaction après notre contre-performance contre Nevers, on a réussi à le faire, et c’est très bien.»

Gengenbacher : "on a encore du chemin à faire pour être arbitrés comme des grands"

Le paradoxe ? Il est que dans le camp des vaincus se dégageait également un certain sentiment de satisfaction, distillé par le manager Fabien Gengenbacher. «Vu l’engagement qu’ont mis les garçons, je pense que le public est reparti du stade fier de son équipe. Mais on a encore du chemin à faire pour être considéré comme des grands.» Une référence, évidemment, à l’arbitrage "particulier" de l’essai de van Jarsveld (lire en page 12) mais aussi du premier signé Cassiem, sur lequel les membres du staff alpin pouvaient pester que celui-ci ait démarré du dernier ruck en avant-dernière position. Reste qu’au-delà de ces décisions, les Isérois n’ignoraient pas qu’ils devaient d’être encore dans le match à plusieurs ratés de Germain, et à personne d’autre qu’eux-mêmes de s’être mis dans des situations si inconfortables. En défendant mal sur le coup d’envoi, d’abord, puis en bottant très court leur renvoi d’en-but à la 58e… «Je vous rassure, ce n’est pas une stratégie de notre part, grinçait Gengenbacher. C’est un geste technique réalisé sous fatigue, voilà, c’est comme ça. Ce que je veux retenir, c’est qu’on a relevé la tête malgré une entame ratée. On repart sur un nouveau projet, avec un nouveau groupe et de ce point de vue, 10 points sur ce premier bloc, ce n’est pas si mal. J’espère juste qu’on va garder longtemps ce match-là en tête, car il va nous faire grandir.» Leur marge de progression constituant le principal point commun entre deux équipes qui pourraient bien être amenées à se retrouver plus tard…

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Nicolas ZANARDI
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