Dans les coulisses de la rébellion du Stade français

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Réduit à quatorze dès le début de la rencontre, le Stade français s’est tout de même courageusement imposé face à Castres. Plongée dans les coulisses d’une révolte. 

L’histoire est belle et, pour le Stade français, se répète. Souvenez-vous. La saison dernière, le club de la capitale avait gagné sur la pelouse du Castres olympique (16-22). Déjà à l’époque, les Soldats roses avaient joué une partie de la rencontre en infériorité numérique. Déjà Paul Alo-Emile avait écopé d’un carton rouge. Et déjà, les Parisiens avaient affiché un caractère bien trempé. Parce que battre une équipe comme le CO n’a rien de simple. Au contraire. Il faut ferrailler. Être dur à l’impact. Ne rien lâcher. Bref, il faut du caractère. Et avant cette rencontre de samedi, autant l’avouer, on ne prêtait pas cette caractéristique aux joueurs de Gonzalo Quesada. Et pour cause. Une semaine plus tôt, ils étaient apparus à Toulon tels des agneaux résignés à se faire découper. Sans montrer la moindre résistance, ni révolte.

À 14 durant tout le match, le Stade français se donne de l'air face à Castres \ud83d\ude31

Le film du match > https://t.co/8Yc98h2QZe#SFCO pic.twitter.com/4pkfKujIj6

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) September 25, 2021

Alors, quand dès la 3e minute de la rencontre, les Parisiens se sont encore une fois retrouvés amputés de leur capitaine, ce dernier n’ayant absolument pas maîtrisé son plaquage sur le troisième ligne Baptiste Delaporte, on ne donnait pas cher de leur peau. Force est de reconnaître à quel point notre jugement s’est avéré à côté de la plaque. « En fait, c’est le match qu’il nous fallait, assure le demi de mêlée Arthur Coville. C’est dans l’adversité qu’on peut se révéler les meilleurs. » « C’était un beau test de caractère pour redresser la barre, complète le trois-quarts centre Alex Arrate. On venait de perdre trois matchs, on rentre sur le terrain avec beaucoup de pression, face à une grosse équipe de Castres. Et là, on prend ce carton rouge. Forcément, on n’avait pas d’autre choix que de se resserrer, de faire plus d’effort, d’aider encore plus le copain d’à côté. J’ai le sentiment que ça a plutôt bien fonctionné pour montrer une autre image de notre équipe. »

Une semaine de travail particulière

Par-delà, la réaction épidermique aperçue sur la pelouse de Jean-Bouin, la semaine de préparation avait eu une tout autre connotation que les précédentes. Trois matchs, trois défaites et 111 points encaissés, ça pèse un peu sur les épaules d’un staff dont l’objectif fixé par le président est de gagner un titre. Au retour de Toulon, le jour « off » a été supprimé, les réunions se sont enchaînées. D’abord, entre joueurs. Ensuite, avec le staff. Et chaque jour, le directeur général Thomas Lombard s’est invité pour rappeler la nécessité de répondre aux attentes. Ses coups de gueule répétés, conjugués à la bienveillance du manager Gonzalo Quesada, toujours soucieux de positiver, ont sans doute permis aux joueurs d’aller puiser des ressources qu’ils n’avaient pas encore exposées cette saison. « C’est vrai, on s’est beaucoup parlé, confesse encore Alex Arrate, et on s’est dit qu’on allait montrer un autre visage, revenir à des choses un peu plus simples. » Un exemple ? La défense, jusque-là assez catastrophique, a été un véritable révélateur de cet état d’esprit. Même à 14 durant 77 minutes, les Stadistes n’ont craqué qu’une seule fois. Et Gonzalo Quesada de conclure : « Ce n’était pas une semaine facile, mais les mecs sont heureux, très fiers. On va pouvoir capitaliser sur cette victoire, avoir de la stabilité même s’il y avait un petit décalage entre ce qui est perçu depuis l’extérieur et ce qu’on ressent à l’intérieur du groupe. Maintenant, on reste très humbles mais aussi très lucides. On veut se donner une chance de gagner. »

 

Avec la traditionnelle question : le CO est-il dépendant de Kockott et Urdapilleta ? ?https://t.co/Y8Gu2PbIva

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) September 25, 2021
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