Face à Biarritz, Tawera Kerr-Barlow s’est régalé

  • En 40 minutes, le Néo-Zélandais a déjà marqué autant d’essais que lors du précédent exercice de Top 14.  Photo IconSport
    En 40 minutes, le Néo-Zélandais a déjà marqué autant d’essais que lors du précédent exercice de Top 14. Photo IconSport
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Top 14 - Auteur notamment du premier triplé de sa carrière samedi (59-17), dans le sillage d’un paquet d’avants performant, Tawera Kerr-Barlow a survolé le premier acte. 

Si le "Kapa o Pango" entonné le matin même, pour le 100e choc entre la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, n’a pas franchement mis les All Blacks sur orbite, il a visiblement transcendé un ancien de la maison, à quelque 16 000 kilomètres du sol australien.

Samedi, dans l’antre rochelaise de Deflandre, Tawera Kerr-Barlow a largement fructifié ses 40 minutes passées sur le terrain. Un triplé, quatre plaquages cassés, un solide sauvetage devant sa ligne et une conduite du jeu au presque-parfait. Excusez du peu, pour une deuxième apparition.

"Quand il joue en avançant comme ça, il est très dangereux, notamment au bord des rucks, acquiesce Sébastien Boboul. Tawera est capable d’accélérer le jeu, de faire jouer autour de lui et de marquer, aussi." Jamais, jusqu’ici, dans sa riche carrière, le demi de mêlée international n’avait réalisé le coup du chapeau. Bientôt six ans après un doublé inscrit face aux Bleus, en quart de finale de la Coupe du monde, un soir d’octobre 2015, Karr-Barlow a fait preuve d’opportunisme et de malice pour finir dans l’en-but biarrot. Profitant, tel un renard footeux des surfaces, "du bon travail des avants pour conclure", n’oublie pas de souligner son entraîneur des trois-quarts.

"Rien de plus facile"

Avant lui, Rémi Bourdeau avait déjà tempéré les lauriers tressés à TKB. Dans un numéro de comique à prendre, évidemment, au millième degré.

"Je suis dégoûté que — quand on a des ballons portés comme ça, que l’on avance sur 10-15 mètres — derrière, ce soit un 9 qui marque ! Ils mériteraient d’être pour nous ces essais. Franchement, ça rend fou, plaisante le flanker, volontiers goguenard après un si large succès (59-17). Il y a avantage. Lui, après, il fait un départ. Il n’y a rien de plus facile." Tawera Kerr-Barlow en convient, tout sourire. "Rémi a raison. Je les ai marqués grâce aux avants, ces essais. J’ai juste mis le ballon sur la ligne", glisse le Kiwi aux 27 sélections, sans s’épancher trop longtemps sur sa prestation.

N’empêche, au sortir d’une préparation prise en cours de route en raison de vacances différées au pays, le double champion du monde semble déjà en grande forme. Et particulièrement complice avec Gourdon, perfor(m)ant capitaine samedi. "J’ai une bonne relation sur le terrain avec Kévin. Il est très intelligent, il voit les espaces au dernier moment, il est toujours là pour les petites passes et les offloads. C’est plus facile pour un 9 de jouer en avançant." Duo gagnant.

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Romain ASSELIN
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