L'enseignement du week-end : Agen et Vannes déjà en crise

  • À l’instar des Agenais, fantomatiques, les Vannetais de Maëlan Rabut connaissent un début de saison catastrophique. Si rien n’est encore définitivement perdu après seulement cinq journées, la perspective de qualification a déjà pris un sérieux coup d’arrêt.
    À l’instar des Agenais, fantomatiques, les Vannetais de Maëlan Rabut connaissent un début de saison catastrophique. Si rien n’est encore définitivement perdu après seulement cinq journées, la perspective de qualification a déjà pris un sérieux coup d’arrêt. Midi Olympique - Bruno Perrel
Publié le

Cinq matchs, cinq défaites. Le bilan de deux des favoris pour la montée dans ce premier bloc est sans appel. L’heure est à la remise en question du jeu et des hommes, dans ces deux clubs.

Cette fois-ci, c’est sérieux. Sur ce premier bloc, Agen et Vannes ont réussi un Grand Chelem. Cinq matchs, cinq défaites. Ils faisaient partie des favoris au départ de la saison. Les Vannetais étaient même désignés dauphins des Bayonnais par les entraîneurs de Pro D2 pour une qualification directe. Du côté d’Agen, le président Jean-François Fonteneau avait fixé un objectif de trois victoires sur les cinq premières journées. Et bien, c’est zéro pointé. Aussi bien dans le Lot-et-Garonne que dans le sud de la Bretagne. Les deux formations affrontaient certes des cadors du Pro D2, les Montois pour le SUA et les Oyomen pour Vannes, mais leur bilan fait tâche. Les ambitions d’une qualification directe sont pour l’heure à ranger au plus vite au placard. Il faut sauver ce qui peut l’être.

« Il faut oublier la saison dernière », glissait cette semaine le manager des Bretons, Jean-Noël Spitzer qui voit sa situation fragilisée malgré - pour le moment - le soutien inflexible de ses dirigeants. À Agen, on cherche à le faire aussi, mais la greffe Regis Sonnes, nommé en remplacement de Laussucq après la huitième journée, n’a jamais prise. Lui aussi a pu compter cette semaine sur un soutien officiel de son président qui, d’un tweet ce jeudi, réitérait sa confiance. « Le club est plus important et plus en danger que moi », indiquait-il lors de son rendez-vous avec les médias cette semaine. 

Spitzer émoussé ?

Seulement, en interne, dans le vestiaire, sa méthode est remise en cause. D’un côté Regis Sonnes semble être condamné à très court terme. Après un an à la tête de la formation agenaise, lui et ses deux adjoints David Ortiz et Sylvain Mirande devraient être écartés de l’entraînement dans les tous prochains jours. 

De l’autre, Jean-Noël Spitzer en place depuis 2005 et qui a fait passer le club de la Fédérale 2 au Pro D2, paraissait émoussé, selon un de ses proches, ses derniers temps. Il n’a rien laissé transparaître après la nouvelle défaite face à Oyonnax. A sa décharge, sa formation n’a affronté que des grosses écuries de ce championnat (Nevers, Grenoble, Bayonne, Mont-de-Marsan, Oyonnax) à l’inverse d’Agen qui a laissé le promu Bourg-en-Bresse repartir d’Armandie avec les 4 points de la victoire.

Agen et Vannes doivent s’affronter le 14 octobre prochain pour le compte de la 7e journée à la Rabine. Pas sûr que la poignée de mains ait lieu. Auparavant, les Agenais (et leur nouvel entraîneur ?) accueilleront Narbonne, tandis que les Bretons se rendront à Montauban. Ils ont quinze jours pour retrouver la recette du succès.

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