Paris a un sacré paquet...

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    Paris a un sacré paquet...
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Réduit très vite à 14, Paris s’est tout de même largement imposé face à Castres (34-10). Un succès que le club de la capitale doit en grande partie à la qualité de son jeu d’avants.

On aurait pu en faire encore des caisses sur Joris Segonds et son 100 % face aux perches ou son jeu au pied d’occupation salvateur, pour une équipe jouant en infériorité numérique durant la quasi-totalité de la rencontre (carton rouge de Paul Alo-Emile, 3e). On aurait pu souligner combien le retour de Waisea, fraîchement intégré dans le clan des heureux papas, a été décisif, notamment sur l’essai de Veainu (53e) où il s’est débarrassé de Botitu comme on se sépare d’une vulgaire paire de chaussettes trouées. Sans même un petit regard, ni la moindre émotion. On aurait pu encore évoquer combien le jeune demi de mêlée Arthur Coville a montré un tout autre visage que lors de ses précédentes sorties. Mais force est de reconnaître combien le jeu d’avant parisien s’est montré performant. Il l’avait déjà été face au Racing 92 et l’UBB, lors des deux premières journées de Top 14. Sans être récompensé...

Cette fois-ci, dans l’adversité la plus totale, amputés de leur pierre angulaire, les avants stadistes ont montré le chemin à suivre. D’abord, dans l’état d’esprit. Combien de brèches Sekou Macalou a-t-il colmatées ? Combien de rucks gagnés par Paul Gabrillagues et Pierre-Henri Azagoh ? Combien de mètres gagnés à l’impact par Tolu Latu ? Et que dire de la performance en mêlée fermée de Giorgi Melikidze, officieusement numéro trois des droitiers dans la hiérarchie ? Ce dernier a plus l’habitude de jouer des bouts de match par-ci, par-là. Tenez-vous bien. Jamais, à l’exception d’une rencontre face au Stade toulousain le 2 décembre 2018, il n’était resté aussi longtemps que samedi sur une pelouse de Top 14 (77 minutes). Et avec une franche réussite.

Les avants n’ont pas tremblés même à 14

La mêlée parisienne n’a pas eu à souffrir du carton rouge d’Alo-Emile. Au contraire. Allez donc demander à James Hall ce qu’il en pense. Le demi de mêlée parisien n’a quasiment pas trouvé d’adversité à l’instant d’inscrire le troisième essai de son équipe, juste derrière une mêlée dominatrice à cinq mètres de la ligne castraise (77e).

Ensuite, collectivement, les avants stadistes ont montré toute leur efficacité dans l’alignement en touche. Cinq ballons volés à des Castrais, ne sachant plus à quel saint se vouer. En défense, ils ont su s’adapter à leur infériorité numérique, ne se consommant pas trop dans les rucks pour mieux occuper les espaces libres et boucher les trous.

"Cette défense montre le caractère de cette équipe, a apprécié le manager Gonzalo Quesada. Je savoure de sentir l’état d’esprit de ce groupe. Cette équipe a beaucoup de ressources. J’espère qu’on va pouvoir construire dans la sérénité." En s’appuyant sur un sacré paquet d’avants.

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