Thomas Bosc : « Nous sommes avertis...»

  • Le coach catalan, Thomas Bosc.
    Le coach catalan, Thomas Bosc. Dragons Catalans. - Dragons Catalans.
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Le coach catalan sait que le rendez-vouss est important et n’entend pas verser dans la suffisance, au contraire.

Thomas Bosc, l’assistant entraîneur des Dragons Catalans est le gardien du temple et des valeurs de son club. Joueur dès le début de l’aventure en 2006, l’ancien ouvreur est aujourd’hui passé de l’autre côté de la barrière. Celui qui a connu les trois demi-finales perdues (2009, 2014 et 2020), dont la dernière comme adjoint, fait le point avant le rendez-vous historique qui attend ses joueurs.

Que vous inspire le fait que recevoir Hull KR en demi-finale, au lieu de Wigan ou Leeds comme les spécialistes le prédisaient ?

S’ils viennent de gagner à Warrington, c’est que c’est une très belle équipe. Ce n’est pas le sixième qui arrive, mais les vainqueurs d’un barrage. Toutes les équipes en play-off se valent sur un match. À XIII, ça peut aller vite, d’un côté comme de l’autre.

La surprise est quand même de taille de recevoir Hull…

Warrington s’est frustré en courant après le score et ils sont tombés sur une très grosse défense qui a tout donné. Hull KR a aussi montré davantage d’énergie que Warrington. Oui, c’est une surprise, mais le fait de gagner à Warrington est toujours un exploit.

Vous voilà averti avant de rendez-vous majuscule ?

Oui, mais nous sommes aussi avertis par rapport à nos trois matchs contre eux cette saison. Nous avons remporté les trois rencontres mais de justesse dont une fois au golden point. On n’est pas largement supérieur à eux, loin de là. Leur entraîneur Tony Smith a de l’expérience, il sait comment faire et comment préparer ses joueurs pour un événement comme celui-là.

Ne ressentez-vous pas un engouement complètement différent par rapport au fait de jouer cette demi-finale à Perpignan ?

Oui. On sent bien que ça bouge. La vente des places a été un premier indicateur et depuis, c’est vrai que les gens en parlent beaucoup. Même en Angleterre, il y a de très bons échos, mais ça vient aussi du fait que nous avons terminé premiers. Il a fallu être constant pour remporter le League Leader’s Shield et on connaît la difficulté pour y arriver. Nous ne sommes pas arrivés là sur un exploit, comme on l’a fait en Cup en 2018. Là, il a fallu sortir 23 gros matchs et en gagner dix-neuf, avec une série de douze victoires. Alors oui, l’engouement est important parce que nous jouerons chez nous mais il est aussi fort parce qu’il y a une grosse saison derrière.

Quelles sont les forces de Hull KR ?

C’est une équipe qui est capable de tout et qui a des joueurs comme Takairangi, Kenny-Dowall et Abdull capables de faire basculer une rencontre par leurs individualités. Ils ont l’habitude d’évoluer ensemble et Jordan Abdull est un des meilleurs joueurs de la compétition.

N’avez-vous pas le sentiment de n’avoir jamais été aussi près d’Old Trafford ?

Oui parce que l’on s’est créé cette opportunité de jouer chez nous et de filer directement en demi-finale. Nous avons mis toutes les chances de notre côté pour faire une finale. Tout ce qui a été fait cette saison l’a été pour finir dans cette position. C’est différent des trois demi-finales que nous avons jouées et avant lesquelles, il a fallu se qualifier et surtout enchaîner les déplacements. Propos

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