Les Tigres rugissent à nouveau

  • L’arrière Jack Van Poortvliet, jeune pépite des Tigres de Leicester, affrontera les Saracens avec pour objectif une victoire signant le renouveau. de l’équipe. Photo Icon Sport L’arrière Jack Van Poortvliet, jeune pépite des Tigres de Leicester, affrontera les Saracens avec pour objectif une victoire signant le renouveau. de l’équipe. Photo Icon Sport
    L’arrière Jack Van Poortvliet, jeune pépite des Tigres de Leicester, affrontera les Saracens avec pour objectif une victoire signant le renouveau. de l’équipe. Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

Ce Samedi, les Tigres de Leicester accueillent les Saracens pour un match au sommet du rugby anglais, et peut-être du rugby tout court.

Il y a de cela huit ans, les joueurs de Leicester triomphaient de Northampton en finale du championnat anglais. C’est le dernier couronnement d’un monument qui n’a connu pareil éclat depuis. À l’époque où le royaume découvrait un jeune ouvreur nommé George Ford, les Tigers étaient la place forte de la Premiership.

Depuis, rien ou presque. Les coéquipiers de ce jeune Ford s’enlisent peu à peu dans le ventre mou jusqu’à deux saisons - entre 2018 et 2020 - où ils arrivent dans les tréfonds du classement. C’est l’électrochoc, la secousse dont ils avaient besoin, le directeur du rugby quitte le club et arrive alors un stratège qui va tout changer. Quand on parle de stratège, on ne s’attend certainement pas à voir passer le nom de Steve Borthwick derrière. Symbole d’un rugby plutôt brutal, l’ancien capitaine du XV de la Rose de la fin des 2000 a pourtant donné un second souffle au club des Midlands à son arrivée.

Retrouver son glorieux passé

Borthwick a su profiter des jeunes pépites du club et des joueurs plus expérimentés pour fonder un effectif plus complet qu’il ne l’a jamais été ces dernières années. Parmi ces pépites, on retrouve Jack Van Poortvliet, la doublure de 20 ans de Ben Youngs, Freddie Steward, titulaire à l’arrière, sans oublier le duo de flanker George Martin-Tommy Reffell.

La folie qu’apportent ces joueurs ne serait qu’une flamme sans trop d’oxygène sans l’apport des papas de l’effectif. Devant, l’infatigable Dan Cole est toujours présent et Ellis Genge est devenu le capitaine du club à 26 ans, une marque de confiance de la part de Borthwick qui a confié le leadership à celui qu’on surnomme "Baby Rhino" en Grande-Bretagne. La charnière formée par George Ford et Ben Youngs est une valeur sûre pour le club. Eux qui ont tout connu avec le club et qui ont fait partie, sur la fin pour Ford, de cette fantastique série de neuf finales de Premiership disputées en autant de saisons.

La jeunesse dorée des Sarries

Les Tigers ne sont pas les seuls à compter sur leurs "youngsters" pour viser les sommets. Relégués administrativement en Championship, les Sarries ont formé les jeunes de l’Académie autour des Farrell, Itoje, Vunipola et autres Daly. Ainsi sont nés les Obatoyinbo, Segun, Morris, Kpoku, M. Vunipola qui feront la gloire des Saracens dans les années à venir. La même méthode que les Tigers me direz-vous, mais c’est la bonne méthode si les Saracens veulent retrouver la domination qu’ils exerçaient depuis 2010. G. B.

Le Programme Vendredi Bristol - Bath (20 h 45). Samedi Northampton - London Irish (15 heures) ; Leicester - Saracens, Newcastle - Wasps, Worcester - Gloucester (16 heures). Dimanche Sale - Exeter (16 heures).

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Midi-Olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?