Comment Montpellier a rectifié le tir

  • Paolo GARBISI of Montpellier during the Top 14 match between Montpellier and La Rochelle at Stade Yves Du Manoir on October 2, 2021 in Paris, France.
    Paolo GARBISI of Montpellier during the Top 14 match between Montpellier and La Rochelle at Stade Yves Du Manoir on October 2, 2021 in Paris, France. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Dominé dans le jeu au sol et maladroit face aux perches ces dernières semaines, le MHR a totalement renversé la tendance et s’est imposé face à la rochelle grâce à ces deux secteurs.

On dit que le travail finit toujours par payer. C’est vrai, et c’est heureux. Car c’est bien par le travail que le MHR s’est adjugé la deuxième victoire de sa saison, en dominant une équipe rochelaise qui débarquait dans l’Hérault avec le couteau entre les dents et avec des cadres régénérés : « Cela faisait deux semaines que les Rochelais préparaient ce déplacement, ils avaient clairement coché ce match », expliquait le manager Philippe Saint-André en conférence de presse. Surtout, leur démonstration de force vue la semaine dernière contre Biarritz (victoire 59-17) avait de quoi impressionner. Voilà pourquoi les Cistes ont redoublé d’efforts pour préparer ce choc contre les vice-champions de France et d’Europe.

Le premier de leur chantier fut le jeu au sol. Fortement gênés dans ce secteur par Pau au Hameau, les coéquipiers de Fulgence Ouedraogo ne pouvaient se permettre la moindre largesse dans ce secteur. Et à l’exception du premier ruck (qu’ils ont perdu par inadvertance), les Cistes ont été impériaux dans la bataille au sol. Le deuxième ligne rochelais Romain Sazy constatait déjà les dégâts à la mi-temps, au micro de Canal + : « On n’arrive pas à enchaîner deux temps de jeu, conquête imprécise, la guerre des rucks, ils la gagnent… il n’y a rien, il va falloir se ressaisir pour cette deuxième mi-temps. » Il n’en fut rien, à l’image de ce ballon gratté par Alexandre Bécognée à quelques centimètres de la ligne d’en-but héraultaise à la 68e minute, ou cette pénalité gagnée au sol par le pilier Enzo Forletta cinq minutes plus tôt, et qui permit à Paolo Garbisi de faire passer le score à 21-6.

La réponse de Garbisi

L’autre secteur, c’était celui des tirs au but. Et dans cet exercice, le jeune ouvreur italien Paolo Garbisi était naturellement visé. D’une maturité rare pour son âge, le Transalpin a assumé ses responsabilités sur le terrain, marquant l’intégralité des points de son équipe (21 points, 7/8), ainsi qu’en conférence de presse : « J’ai connu un passage un peu difficile, surtout mentalement mais j’ai continué à travailler et toute l’équipe m’a vraiment supporté. C’est à cause de moi que l’on a perdu les troisième et quatrième matchs, mais j’ai continué à travailler et aujourd’hui je suis content d’avoir aidé l’équipe en marquant des points. » Toute la semaine, Garbisi a bûché : « Il s’est rajouté une séance de tirs le mercredi, même si je n’étais pas trop d’accord. On l’a remis en confiance, on l’a accompagné. Les buteurs nous font gagner mais ne nous font jamais perdre », souriait « PSA ».

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Simon VALZER
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