Grenoble doit soigner le mal à domicile

  • Les Grenoblois d’Ange Capuozzo doivent devenir plus constants sur leur pelouse. Photo Icon Sport
    Les Grenoblois d’Ange Capuozzo doivent devenir plus constants sur leur pelouse. Photo Icon Sport Icon Sport - Romain Biard
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Défaits à deux reprises au stade des Alpes, les Isérois se doivent de retrouver performance et constance à domicile, s’ils souhaitent se mêler à la lutte pour la qualification.

Comment juger du début de saison du nouveau FCG, qui entame sa reconstruction après le cycle de Stéphane Glas ? On pourrait le juger médiocre, bien sûr, puisque le club a terminé ce premier bloc de championnat à la 9e place, avec un bilan ponctué de deux victoires pour trois défaites (dont deux bonifiées). Reste qu’au regard de la qualité des oppositions (Grenoble a affronté les deux demi-finalistes de la saison dernière et les deux relégués de Top 14) et des objectifs fixés en interne par les entraîneurs, le bilan n’est pas calamiteux, loin de là. « Quel que soit notre résultat, on aura réalisé un premier bloc correct, nous confiait l’entraîneur des trois-quarts Nicolas Nadau avant la réception de Bayonne. Le premier objectif, c’était de créer une émulation au sein du groupe car nous sommes encore dans une phase de construction. Pour le moment, on peut déjà être content d’avoir créé un état d’esprit et d’avoir trouvé un match référence à Vannes. Mais le niveau d’exigence va continuer à monter. »

 

« Se décomplexer à la maison »


Le premier de ces critères ? Il consistera évidemment à hausser le niveau de performance de l’équipe au stade des Alpes, où le FCG a déjà chuté deux fois face à des concurrents au top 6 (Oyonnax en ouverture, puis Bayonne) tout en souffrant mille morts face à Agen (17-13). Alors certes, le FCG aurait probablement mérité mieux lors de sa dernière sortie contre l’Aviron, en partie en raison d’un arbitrage discutable. Reste que l’équipe n’a toujours pas donné l’impression de pouvoir renverser les montagnes à domicile, malgré le soutien d’un fidèle public qui semble davantage l’inhiber que la transcender. « Le match d’Oyonnax nous a fait mal à la tête, confirmait Nadau. Ce jour-là, nous avons été pris dans l’engagement, pris dans la stratégie, pris dans l’émotion, et c’est peut-être ça qui nous fait encore douter aujourd’hui. » Et génère notamment des entames de match préjudiciables, à l’image de cette dernière rencontre contre Bayonne qui vit la défense iséroise céder au bout de 45 secondes de jeu seulement… « Il faut qu’on arrive à se décomplexer à la maison, prolongeait le centre Adrien Séguret. Le retour du public nous fait beaucoup de bien car on a du soutien, mais on a aussi cette pression de ne pas décevoir ceux qui sont en tribune. Des fois, ce n’est pas forcément plus facile de jouer à la maison qu’à l’extérieur. Il faut que l’on arrive à se libérer pour enchaîner les performances et trouver la constance. » Dans les comportements, bien sûr, mais surtout dans les résultats. Car si le calendrier du prochain bloc va offrir au FCG quelques occasions de remettre ses compteurs à zéro au classement britannique et pourquoi pas de basculer dans le positif (à Rouen, Nevers et Aix), cela ne pourra se matérialiser qu’en assurant à domicile les réceptions de Béziers et Colomiers. Deux autres concurrents au top 6, qui auront forcément flairé des opportunités au stade des Alpes…

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