Clermont, la magie du direct

  • Alivereti Raka a été précieux en défense.
    Alivereti Raka a été précieux en défense. Photo Vincent Duvivier
Publié le , mis à jour

Stressée puis plombée par un alignement en difficulté, l’ASM s’est tirée d’un mauvais pas en recentrant son jeu autour de ses hommes forts.

S’il fallait convaincre le grand public de l’impact de l’importance de la psychologie dans l’approche d’un match de rugby, les Clermontois lui aura fourni un exemple criant en l’espace d’une semaine. Dynamiques et libérés sept jours plus tôt à Toulouse, dans une rencontre où ils n’avaient strictement rien à perdre, les Jaunards se sont avérés ce dimanche stressés et empruntés devant leur public, la faute à cette épée de Damoclès qui plane au-dessus de leurs têtes lors de chaque match au Michelin.

C’est ainsi que les Auvergnats ont livré une première période des plus difficiles, ponctuée d’une multitude de coups durs. On parle ici d’un plaquage haut de Cancoriet (12e), de ces joueurs partis devant un renvoi de Lopez (17e) avant que leur ouvreur botte une diagonale en ballon mort (22e), d’un en-avant de Ficher aux abords de l’en-but adverse (29e) juste avant une pénalité bêtement concédée à cinq mètres de l’en-but adverse par Ravai pour une entrée anticipée (32e), sans oublier le K.-O. de Vahaamahina (30e).

Autant de coups du sort et d’erreurs diverses et variées que l’on aurait pu symboliser en un seul secteur, la touche. Celui qui, comme à Toulouse, coûta très cher aux Clermontois, avec notamment cette perte de balle sur ce lancer à cinq mètres qui ouvrit la voie d’un essai trop facile à Kolingar, copie conforme de celui concédé par l’ASM en barrages à Bordeaux la saison dernière...

Gigantesque Moala

À ce stade de l’histoire ? On n’aurait pas donné cher de la peau des Jaunards, quand bien même Jono Gibbes avait eu le temps d’improviser à la pause une séance vidéo avec ses leaders d’alignement pour trouver des solutions face aux Chouzenoux, Jones et cie. Reste que les Auvergnats nous ont donné tort, et en beauté. Non pas que leur alignement se soit subitement amélioré, tant s’en faut. On en veut pour preuve ce deuxième essai concédé sur un fond de touche d’école...

Sauf que l’ASM a au moins eu le mérite de compenser ces pertes en épurant son jeu et en revenant à l’essentiel, à savoir du jeu direct, de l’intensité dans les duels et de l’agressivité dans les rucks. Une recette certes antédiluvienne, mais qui leur permit néanmoins de reprendre patiemment l’avantage, à coups de pénalités scrupuleusement transformées par Camille Lopez puis  - enfin - un essai de Raka dans le sillage d’un Moala gigantesque. La puissance du banc achevant pour l’occasion de faire la différence face à la bleusaille mobilisée pour l’occasion par Laurent Travers...

De quoi grimper aux rideaux ? Évidemment pas. Mais au moins de quoi souffler, en espérant glaner à Paris ou à Montpellier le succès à l’extérieur qui permettra aux Jaunards d’aborder leur prochaine réception de Pau sans la crainte de sombrer pour longtemps dans la zone rouge…
 

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