Avis de tempête sur la rade

  • Patrice Collazo et les Toulonnais sont dos au mur en ce début de saison. Photo M.O. - D.P.
    Patrice Collazo et les Toulonnais sont dos au mur en ce début de saison. Photo M.O. - D.P. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Alors qu’ils ne comptent qu’une seule victoire et pointent à la dixième place du Top 14, les Toulonnais sont (déjà) dos au mur. Vent de révolte ou début de crise après Brive ? Le groupe varois semble se trouver à un tournant de son histoire.

Alors qu’il reconnaissait que son équipe n’était pas en avance les temps de passage envisagés avant le déplacement à Castres, Patrice Collazo n’a en aucun cas dû être rassuré au soir de cette troisième défaite en cinq journées. Incapables de se défaire de l’étreinte tarnaise, les Varois ne sont ni parvenus à combler ce « retard » d’un demi-centimètre, ni à stopper la série de revers (sept désormais) à l’extérieur.

Pire, cabossés au sol, imprécis en conquête, indisciplinés (quatre cartons jaunes, dix-sept pénalités), les Toulonnais n’ont fait que confirmer les doutes entraperçus à Perpignan. Et alors qu’ils ne comptent toujours qu’une seule et unique victoire à l’aube de la 6e journée, l’inquiétude commence réellement à pointer le bout de son nez dans les rangs varois. « Nous avons deux réceptions pour faire le plein de confiance, mais on sait que ce sera dur car je vois des équipes perdre à domicile… Nous sommes toujours en retard sur le tableau de marche prévu avec les joueurs », reprenait le manager toulonnais après cette nouvelle défaite, bien conscient que les réceptions de Brive puis du Racing seraient, déjà, décisives.

 

Ô diable la manière, ce RCT doit gagner et vite

Mais alors, ce groupe a-t-il le talent pour se sortir des tréfonds du Top 14 dans lesquels il s’est embourbé depuis début septembre ? À n’en pas douter. En revanche, a-t-il le désir farouche de laisser sa vie sur le pré, pour replacer le muguet là où il devrait se trouver : à l’une des six premières places du Top 14 ? Il ne tiendra qu’aux vingt-trois Rouge et Noir alignés par Patrice Collazo de le prouver, samedi face à Brive. « On a forcément la pression mais il faut s’en servir pour sortir un très gros match », tentait de positiver Julien Blanc en début de semaine, bien conscient que le groupe se trouve (déjà) au pied d’un Everest qu’il n’a d’autre choix que de gravir.

Ainsi, Ô diable la manière, ce RCT doit gagner, et vite. Que ce soit à l’aide d’une pénalité à la 80e, d’un penalty ou même d’un lancer-franc : si ce groupe veut encore croire en les phases finales - après lesquelles il court depuis 2018 ! - il n’a d’autre choix que de faire tomber le CABCL. Au risque de s’affranchir quelque peu du cadre proposé depuis le début de saison ? Ou au contraire en le respectant avec bien plus de rigueur que les Varois ne l’ont fait jusqu’alors ? Les Toulonnais savent en tout cas qu’une nouvelle défaite pourrait plonger le club dans un début de crise qui ne servirait ni les intérêts du groupe, ni ceux des dirigeants et encore moins ceux du staff varois, pour l’instant conforté par Bernard Lemaitre.

Alors, les joueurs sont-ils bien conscients de devoir tout mettre en œuvre pour éloigner les doutes qui se rapprochent doucement mais sûrement de la rade, et qu’eux seuls ont encore la possibilité de balayer d’un revers de main ? Réponse samedi, peu après 23 heures.

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Pierrick Ilic-Ruffinatti
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