Eloi Pélissier (talonneur du Toulouse Olympique) : « Capital pour le TO et la France treiziste »

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Eloi Pélissier, talonneur de Toulouse, s'exprime avant la finale ce dimanche face à Featherstone. 

Qu’avez-vous ressenti samedi dernier au coup de sifflet final ?

Tout d’abord, il y avait le sentiment du devoir accompli, la joie d’avoir remporté cette demi-finale sur un écart flatteur (51-12). En revanche, lorsque nous avons disséqué le match à la vidéo, tout ne fut pas parfait. En première période, nous avons commis trop de fautes. Nous n’étions pas au niveau d’une équipe qui a achevé la phase de classement à la première place. Dimanche, on se doit d’être plus rigoureux face à Featherstone. Quand on dispute une finale, il est interdit d’être approximatifs, nous avons la chance d’être prévenus.

Au sein du groupe, vous êtes le seul à avoir déjà remporté une finale d’accession. C’était avec Londres. Quelle comparaison faites-vous entre ses deux aventures ?

En 2018, avec les Broncos de Londres, nous n’étions pas du tout favoris. Nous nous sommes déplacés à Toronto sans la moindre pression. Nous étions l’outsider, ce qui nous a parfaitement convenu. En revanche, Toronto n’a pas su gérer son statut de favori. Les Canadiens jouaient à domicile. Ce jour-là, le stade était plein. Pour notre adversaire, ce fut plutôt un inconvénient qu’un avantage. De notre côté, on a fait un match héroïque en défense. Toronto n’a pas trouvé de solutions et a fini par déjouer. On s’est imposés 4 à 2. Une victoire qui fait partie des meilleurs souvenirs de ma carrière. En ce moment, avec Toulouse, les rôles sont inversés. Nous sommes favoris et nous assumons ce statut. On fait aussi abstraction de notre victoire sur Featherstone (23-6) en août. Nous connaissons la valeur de notre adversaire, ses points forts, nous sommes conscients de l’importance de ce match. L’équipe n’a nulle intention de passer à côté de l’évènement. Au coup d’envoi, il faut s’engager non pas à 100 %, mais à 200 %.

Avez-vous conscience que vous allez disputer le match le plus important de l’histoire du Toulouse olympique ?

Tout à fait ! Nous pouvons même marquer l’histoire de la Super League. Dimanche soir, si nous venons à nous imposer, nous serons la première équipe française à intégrer la Super League par la promotion sportive. Rappelons que les Dragons catalans l’avaient été sur dossier. Ce match est capital pour le club, c’est vrai, et aussi pour toute la France treiziste. L’année prochaine, si nous sommes en Super League, un Toulouse - Wigan ou un Toulouse - Dragons catalans ne peuvent qu’attirer du monde et offrir une meilleure surface au rugby à XIII.

Samedi, les Dragons catalans, un club où vous avez évolué, vont jouer la finale de la Super League face à St Helens. Quel est votre pronostic ?

Je suis catalan, originaire de Saint-Paul-de-Fenouillet, j’ai porté le maillot des Dragons et j’ai évolué avec de nombreux joueurs qui vont disputer la finale : sentimentalement, je fais des Dragons le favori de la finale. Je souhaite qu’ils nous montrent la voie. Propos recueillis par D. N.

Midi-Olympique
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