Finale de rêve pour les Dragons catalans à Old Trafford, le temple de Manchester United

  • En battant Hull en demi-finale, les Dragons catalans se sont offert le droit de disputer une finale de rêve à Old Trafford ce samedi contre St Helens, les doubles tenants du titre… Photo Olivier Got
    En battant Hull en demi-finale, les Dragons catalans se sont offert le droit de disputer une finale de rêve à Old Trafford ce samedi contre St Helens, les doubles tenants du titre… Photo Olivier Got Independant - Olivier GOT
Publié le , mis à jour

C’est le grand jour pour les Dragons Catalans. La formation de Rugby à XIII de Perpignan appelée à disputer la prestigieuse Super League depuis 2006 disputera la première finale de championnat ce samedi (19h) dans le théâtre des rêves d’Old Trafford. Après un exil d’un an par le KCOM de Hull, le stade de Manchester United abrite chaque automne la « Grand Final ».

L’événement de la saison est retransmis en direct sur Sky Sports et BEIN SPORTS 2. Une compétition que seuls quatre clubs ont remportée depuis la toute première finale en 1998. St Helens, Leeds, Wigan et Bradford sont les quatre seuls noms inscrits au palmarès. Alors forcément, dans les rangs des «Dracs », chacun essaie tant bien que mal d’évacuer la pression. « C’est difficile de trouver le sommeil, on ne pense qu’à ça. Cette finale, c’est le rêve ultime de tout joueur, gagner la Super League et avoir la chance d’évoluer dans ce stade. Recevoir la bague du vainqueur, c’est le Graal » promet le troisième ligne Mika Goudemand qui a déjà assisté à un match à Old Trafford. « C’était lors de la finale de la Coupe du monde 2013 entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande (74 468 spectateurs) avec mes parents. J’avais 17 ans et je me suis dit, mon rêve c’est de jouer sur ce terrain au moins une fois. Ce stade porte bien son nom du théâtre des rêves, il est tout en rouge, ça donne la chair de poule d’en parler. »

« Les gars préparez-vous à vivre la plus belle semaine de votre vie »

Si les plus jeunes sont sous pression, à l’heure où les images et les émotions se mélangent dans leur tête, les Dragons catalans ont tout de même des joueurs d’expérience. Des garçons qui ont déjà gagné cette compétition. Les frères Tomkins, Gil Dudson, Tom Davies et Micky McIlorum ont remporté la Super League avec Wigan. « Il y a aussi James Maloney qui a tout gagné en NRL et avec l’Australie ou le State of Origin. Nous avons des joueurs et des entraîneurs expérimentés et les Français ont tous connu l’équipe de France ou Wembley en 2018. Alors oui, nous avons, nous aussi, une réelle expérience des gros rendez-vous », assume le capitaine Benjamin Garcia. « Steve McNamara vient souvent nous voir, nous parler et nous conseiller en nous disant de nous calmer et de penser à autre chose », rajoute Goudemand quand pour « Benji » Garcia tout a été dit en début de semaine. « Le coach nous a dit : « les gars préparez-vous à vivre la plus belle semaine de votre vie ». Et c’est comme ça que l’on prépare la finale. Il faut éviter de jouer cette finale avant, de se prendre en pression. Il y a de bons moments à vivre, à partager et on sait aussi que ça passe vite. »

Si les Dragons catalans ont connu Wembley et la Cup en 2018, là c’est encore autre chose. Une autre dimension que chacune mesure à sa juste valeur. « On joue toute une saison pour gagner le titre, le seul qui récompense le meilleur de toute la saison. La Cup se joue sur trois ou quatre tours. Là, il faut être le plus régulier, le plus fort et ça joue en toute fin de saison. Le contexte est différent, la période aussi (été-automne) et le fait que seuls quatre clubs aient gagné la Super League en fait un joyau. »

Leaders de la phase régulière pour la première fois, les Dragons catalans ont aussi le Man of Steel de la saison, Sam Tomkins dans leur effectif, tout comme l’entraîneur de l’année. Mais le plus beau des trophées est encore à aller chercher. Une récompense collective, de loin la plus belle et de celles qui restent à jamais inscrite dans le marbre. Un sacre de l’équipe de rugby à XIII de Perpignan à Old Trafford placerait assurément le club dans la lumière. En attendant, « les finales sont faites pour être gagnées », conclut le président Bernard Guasch qui entrera le premier sur le terrain samedi, suivi de son entraîneur et de ses joueurs pour ce moment historique pendant lequel les amateurs de rugby retiennent leur souffle.

Bruno ONTENIENTE
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?