Finale Toulouse Olympique XIII - Featherstone : le jubilé de Rémi Casty

  • Champion du monde des clubs en 2014, le pilier Rémi Casty va livrer dimanche le dernier match de sa carrière professionnelle. l’ancien Dragons catalans espère partir sur un titre. Photo La Dépêche du Midi -  Xavier de Fenoyl
    Champion du monde des clubs en 2014, le pilier Rémi Casty va livrer dimanche le dernier match de sa carrière professionnelle. l’ancien Dragons catalans espère partir sur un titre. Photo La Dépêche du Midi - Xavier de Fenoyl DDM - XAVIER DE FENOYL
Publié le , mis à jour

Ce dimanche, le pilier toulousain va mettre un terme à sa carrière après la finale du Championship. Quoi qu’il arrive, il fait partie des joueurs de légende du rugby à XIII français.

Rémi Casty va livrer dimanche soir son dernier match. Cette finale d’accession à la Super League (One Million Pound Game) sera son jubilé. Aux alentours de 21 heures, il aura définitivement tiré un trait sur sa carrière exceptionnelle. Au sein du Toulouse olympique, il n’aura disputé que treize rencontres mais suffisant pour entrer dans le panthéon du XIII toulousain. Il mérite sa place auprès des Sylvain Bès, Vincent Cantoni, "Papillon" Lacaze, Georges Aillères, Roger Garrigues, Maurice De Matos, Francis Pierre, Jean Frizon, Troy Perkins et, plus près de nous, Sébastien Planas, les très grands Bleus du TO. Le natif de Narbonne est un phénomène, un pilier hors norme qui a séduit l’Angleterre et l’Australie, où il compte douze feuilles de matchs en NRL ainsi qu’un titre de champion du monde des clubs avec les Sydney Roosters, en 2014.

à 36 ans, celui qui a débuté à l’école de rugby d’Ornaisons (Aude) a décidé de dire stop."Une décision mûrement réfléchie, déclame l’intéressé. Dimanche, ce sera ma der face à Featherstone et j’espère que la conclusion sera heureuse. Mettre un terme à ma carrière sur l’accession d’un club français en Super League serait extraordinaire. Pendant cette semaine, je compte faire le plein de souvenirs. Hier, jeudi, ce fut ma dernière séance de musculation. Aujourd’hui, vendredi, ma dernière mise en place. Demain, samedi, pour ma dernière mise au vert, il y aura un peu d’émotion. Mais celle-ci ne va pas prendre le pas sur l’évènement."

"2018, un souvenir extraordinaire"

Avant de pénétrer dimanche sur la pelouse d’Ernest-Wallon, quinze années au plus haut niveau vont défiler. La vie sportive du pilier toulousain est plus que liée aux Dragons catalans, dont il a porté le maillot à plus de trois cent cinquante reprises. Parmi ces rencontres, trois ont une place privilégiée dans sa mémoire : "Je retiendrai ma première titularisation en Super League, confie Rémi Casty. C’était en avril 2006 face à Londres. En 2007, je suis sur le banc lors de la finale de Cup à Wembley face à St Helens. On s’incline devant une chambrée de plus de 80 000 personnes. En 2018, c’est différent, on revient à Wembley et nous battons Warrington (20-14). Cela reste un souvenir extraordinaire. Mais plus que les matchs ou les victoires, j’ai eu la chance de rencontrer des coéquipiers, des entraîneurs extraordinaires et cela n’a pas de prix. Je n’ai pas de regret. J’aurais bien aimé finir ma carrière avec l’équipe de France en Coupe du monde. Malheureusement, elle a été reportée à 2022. L’année prochaine, je serai le premier supporter des Bleus."

Renseignement pris, Casty ne compte pas couper le lien avec la famille treiziste. Il possède les diplômes d’entraîneur et espère mettre ses compétences au service des clubs. "Pendant seize ans, j’ai connu le monde professionnel et le plus haut niveau. Du jour au lendemain, on ne peut pas tourner la page. L’envie de transmettre me captive", ajoute-t-il. La notoriété de Rémi Casty dépasse aussi les frontières treizistes. Comme en témoigne le Lézignanais Christian Labit, manager des quinzistes de Carcassonne, qui voit en lui un joueur hors normes : "J’aime le XIII et j’ai suivi sa carrière. C’est un monument de la discipline. Dimanche, je lui souhaite de remporter la finale dans un stade qui m’est très cher." Quel bel hommage à un à un joueur de légende.

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Didier Navarre
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